‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 72 sur 129 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Assentiment des évêqnes de la Minorité aux décisions du concile du Vatican. (Fin.) — Les éuêques des autres pays, particulièrement les éuêques français.

D'aucune partie de la Minorité du Concile, on ne pouvait attendre un plus long retard dans l'assentiment aux décisions du Vatican, que des évêques français. Il était facile à comprendre que les malheurs qui frappèrent leur patrie, aussitôt après le 18 juillet, devaient occuper exclusivement tous les soins de leur zèle pastoral. Cependant, parmi les vingt- cinq évêques français de la Minorité qui ont voté non placet à la 85e Congrégation générale et qui se sont abstenus d'assister à la quatrième session publique (i), six seulement ont remis à l'année suivante la déclaration expresse de leur adhésion. Parmi eux se trouvaient les pasteurs des diocèses qui avaient eu particulièrement à souffrir des malheurs de la guerre,/ les évêques de Metz, Soissons, Châlons-sur-Marne et Orléans, ainsi que l'archevêque de Paris; le sixième était l'évêque de LaRochelle.Tous les autres avaient exprimé, dès les premiers mois, leur soumission aux décisions conciliaires, et plusieurs de leurs orateurs le firent d'une telle manière, que la pureté de leurs intentions dans les débats antérieurs, souvent si animés, ne peut plus être révoquée en doute. Ces manifestations sont une preuve

[1) Comp. 2e vol., pp. 338 sq.

éclatante de la reconnaissance pleine et entière que leurs chefs ont apportée à la signification dogmatique de la définition du Concile.

L'archevêque de Besançon, le cardinal Mathieu, avait été, pendant la durée du Concile, le centre des adversaires français de la définition (i). Il écrivit, le r4 septembre 1870, au cardinal Schwarzenberg (2), qu'un haut employé, le bras droit du secrétaire d'Etat, lui avait fait connaître que le Pape verrait son adhésion avec plaisir, et qu'il en serait consolé dans la triste situation dans laquelle il se trouvait. Il avait donc écrit à Rome pour justifier sa conduite pendant le Concile, et assurer en même temps que s'il s'était opposé à la définition, comme il croyait que c'était son devoir, maintenant que la définition était chose faite, il y adhérait comme les simples fidèles. La déclaration écrite (datée du 8 août), qu'il avait fait présenter au Saint-Père, à la grande joie de celui-ci, était ainsi conçue: Ego profiteor me pure et simpliciter, toto corde et anima adhaerere definitionibiis dogmaticis a Sanctitate Tua prolatis Insessione Concilii Vaticani die 18 Julii currentis anni habita. (3) Dès le 21 septembre le cardinal Mathieu écrivit une seconde fois à Prague pour répondre à uue lettre du 8 septembre reçue dans l'intervalle, et dans laquelle l'tvêque développait ses vues personnelles sur les décrets du Concile. Mgr Mathieu déclare qu'il admet le projet de Mgl Schwarzenberg, et qu'une publication particulière n'est pas nécessaire. Il fait remarquer ensuite que les relations avec les autres évêques de France sont très difficiles à cause de la guerre, mais « de ce que plusieurs m'ont dit ou écrit, je reconnais que les évêques français de la Minorité n'iront pas jusqu'à faire au Pape ou au Concile des

(1) Voir 2e vol., pp. 86, 71, etc.

(2) Lettre aux Archives.

(3) Elle est aussi imprimée aux Actes, etc. IV b. o24.

LES ÉVÊQUES FRANÇAIS. xMSr MATHIEU 247

représentations ultérieures au sujet des décisions du 18 juillet. Ils acceptent sans réserve le passé, et ne voudraient pas s'engager, sur l'œcuménicité du Concile, dans une discussion qui pourrait entraîner les plus grandes difficultés et les scandales les plus funestes (i). »

Il en était ainsi en effet. Aussi la crainte, exprimée le 2 août par le nonce de Paris, au cardinal Antonelli (2), que quelques évêques ne déclarassent le décret de l'Infaillibilité non obligatoire, comme n'ayant pas encore été publié canoniquement, ne s'est-elle pas réalisée. Le cardinal-secrétaire d'Etat en prit occasion pour envoyer, le 11 août, aux nonces du Pape une lettre circulaire, dans laquelle la question de droit était discutée avec toute la clarté désirable (3).

« Il est venu à la connaissance du Saint-Siège, écrit-il, que quelques fidèles, et peut-être aussi tel ou tel évoque, pensent que la constitution apostolique, promulguée dans la session du concile œcuménique du Vatican du 18 juillet, ne sera obligatoire que lorsqu'elle aura été publiée solennellement par un acte du Saint-Siège. Chacun comprendra facilement la fausseté d'une telle supposition. Cette constitution a été l'objet de la promulgation la plus solennelle possible, le jour où le Chef suprême de l'Eglise, en présence de plus de cinq cents évêques, l'a confirmée et promulguée solennellement dans la basilique du Vatican. De plus, elle a été affichée avec les formalités ordinaires aux endroits de Rome où l'on affichait ordinairement les décrets lors de leur apparition, bien que ce ne fût, dans le cas particulier (4), nullement nécessaire. Elle est donc, selon la règle connue, devenue obligatoire dans

(1) Aux archivés.

(2) Acte, etc., IV b. 516.

(3) C. V. 1715 d. — De la nonciature de Bruxelles, elle fut envoyée à la Gazelle de Liège, qui la publia le 18 août. C'est probablement la raison pour laquelle elle est citée ordinairement comme lettre au nonce de Bruxelles, par exemple Friedberg, Aetes, p. 53.

(4) Voir plus haut p. 546.

tout l'univers catholique, sans qu'aucune autre publicatioi soit encore requise. »

Nous avons déjà vu que les évoques allemands avaient appliqué ce principe de droit dans leur lettre pastorale de Fulda, sans renoncer par là, de l'avis de la Majorité, / à une publication ultérieure des décrets du Concile. Par contre, beaucoup d'évêques français se croyaient dispensés, par la lettre du secrétaire d'Etat, de l'obligation d'en faire une nouvelle publication, d'autant plus que les décrets étaient déjà arrivés par les journaux à la connaissance publique, et que le peuple catholique en France, contrairement à celui de l'Allemagne, était, en grande partie, attaché d'avance à la doctrine de l'Infaillibilité. Ils n'en étaient que plus empressés à déclarer, dans des lettres pleines de dévouement, leur soumission personnelle au Saint-Père.

Huit jours après le cardinal Mathieu, le Primat des Gaules, l'archevêque Ginoulhiac, de Lyon, adressait à Pie IX une lettre de reconnaissance et de soumission, où il est dit : ce II me tarde d'autant plus d'exprimer clairement le sentiment de mon cœur à l'égard de Votre Sainteté et du Siège Apostolique, qu'il a peut-être été mis en doute à cause de ma conduite au Concile par certaines gens, qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre que les évêques ont, au Concile, pour ainsi dire, un double rôle à remplir : celui de juge en matière de foi, puis celui de simple fidèle. Ainsi, comme juges, ils votent pour ou contre selon l'obligation de leur conscience; et, comme simples fidèles, ils sont obligés d'accepter sans réserve un décret conciliaire revêtu delà sanction papale et de le défendre dans la mesure de leur situation. Très Saint-Père, j'avais déjà fait cette déclaration dans cette assemblée des évêques qui crurent devoir s'abstenir; aussi, dès que j'appris que la première constitution relative à l'Eglise avait été solennellement approuvée et confirmée, je l'ai acceptée avec une sincère soumission de mon propre

M"1' GIXOULHIAC. M"1' DAVID 249

jugement, et, de tout cœur, j'ai adhéré aux définitions qu'elle renfermait. C'est pourquoi maintenant je m'empresse de remettre entre les mains de Votre Sainteté le témoignage de mon assentiment en vous priant instamment de l'agréer avec bonté (i).»

Voilà des paroles dignes d'un prince de l'Eglise, qui connaît ses prérogatives épiscopales, mais qui connaît aussi ses devoirs comme membre de ce troupeau unique que Jésus- Christ a confié à saint Pierre et à ses successeurs pour le diriger et pour l'instruire. /

La même conception vraiment orthodoxe se trouve dans la lettre que Mgr David envoya, le 25 octobre, au Saint-Père. Ici encore nous trouvons d'abord l'attestation solennelle qu'il a, au Concile, parlé et jugé en conscience, avec une intention pure. Puis l'évêque continue en ces termes : « Jamais, pas même le plus petit moment, il ne m'est venu à l'esprit de pouvoir aller contre un décret conciliaire, du moment qu'il aurait été confirmé par le Saint-Siège et rendu 'de la façon traditionnelle. Je veux rester fidèle aux croyances de mes pères jusqu'au dernier soupir... La première parole qu'à mon retour du concile du Vatican, mes prêtres entendirent de ma bouche fut celle-ci : Comme, dans mon diocèse, je suis le premier en dignité, de même je veux aussi être le premier en obéissance (2). »

Le Saint-Père conçut tant de plaisir de cette lettre qu'il en témoigna sa satisfaction par un bref affectueux, du 12 décembre (3).

(1) Lettre du 16 août 1870. Acta, etc., IV b. 543.

(2) Acta, etc., IV b. 698, Ç. V. 1001 a.

(3) Civillà Cattolica, 1871, Ser. 8, vol. i, p. 731. — Par rapport à la déclaration, citée verbalement, de Ms1' David, le Pape dit : « Xihil certe Nobis contingere poterat optatius hac declaratione, nihil quod jucundius animum Nostrum, tôt oppressuni angoribus, rccrearet, potissimum cum prrecedentem ipsa prodidorit ingenii tu i comparationeni Nobis hactenus incompertam. »

Avant tous les autres évoques français de la Minorité, Mgr Marguerye avait témoigné au Saint-Père sa soumission aux décisions du Concile. Il l'avait fait de vive voix, dès avant la quatrième session solennelle. Il renouvela sa déclaration dans une lettre pastorale du 5 août et dans une lettre au Pape, le 22 du même mois (1).

Le lendemain de la définition, Mgr Las Cases pouvait dire au Pape (2), « en toute vérité et dans la plénitude et le calme de sa foi : Je crois, aujourd'hui, d'autant plus à l'Infaillibilité, que j'y croyais moins hier (3) ». Mgr Gueullette (4) envoN'a sa déclaration d'adhésion le 28 juillet, Mgr Grimardias (5) le Ier août, et M» Colet (6) le 3 août. /

Mgr Place, qui s'était mis, comme nous l'avons vu (7), en opposition avec son clergé, favorable à l'Infaillibilité, écrivit le 4 août à ses diocésains : « Puisque les deux décrets émis par le Concile et confirmés par le Saint-Père sont publics, la paix de l'Eglise et le devoir exigent de maintenir dans son sein la sainte concorde, de sorte que ces constitutions soient acceptées par tous ses enfants avec docilité, respect et soumission; et je suis convaincu que personne ne manquera à ce devoir » (8).

Mgr Bravard communiqua, lui aussi, à son clergé, dès le mois d'août 1870, la définition de l'Infaillibilité du Pape. Il s'exprime en ces termes sur les discussions du Concile et la conduite personnelle qu'il y a tenue :

(2) Oluvier, loc. cit., II, 370.

(3) Voir son beau testament, C. V. 1002 b. sqq.

(5) Ibid., 1001 c.

(6) Ibid., 1001 a.

(7) 3c vol., pp. 243 sqq.

(8) Acta, etc. IV b. — Ainsi se vérifie la remarque de Friedberg (Actes, p. 63) de l'année 1872, que maintenant tous les évoques français, même celui de Marseille, se sont empressés de proclamer le dogme.

M"r BRAVARD *2ol

« Je ne vous dis pas avec quelle minutieuse et constante attention, jointe à quelles études et recherches de l'Ecriture et de la tradition, cette affaire si importante a été traitée... Je ne veux pas non plus vous dire quelle part j'y ai prise moi-même : tout ce que je puis assurer, c'est que j'ai toujours gardé dans un cœur loyal des intentions droites, pures et saintes, par suite d'un amour très sincère de l'Eglise et du Saint -Père, et que mes paroles ainsi que mes actions ont été inspirées uniquement par ma conscience, dont nul homme sur terre n'est autorisé à condamner les convictions profondes et réfléchies, pas plus que nul n'a le droit de mettre en doute l'intégrité du juge d'une de nos cours d'appel, même s'il était d'un avis contraire à l'opinion commune. Aujourd'hui que tout est terminé et que le jugement est prononcé, je me tais et me soumets dans le recueillement le pins profond de ma foi catholique, docile aux décisions portées eji concile, et je prie Dieu qu'il veuille en tirer sa plus grande gloire et la prospérité de notre religion (i). »

Au mois de septembre, XX. SS. Sola (2) et Ramadié (3) publièrent leur adhésion aux décisions du Concile. D'autres les suivirent encore : en octobre, XX. SS. Rivet (4), Guilbert (5) et Callot(6); en novembre, XX. SS. Hugonin (7), Foulon (8) et Cuttoli (9).

Xous prenons un intérêt tout particulier à la conduite de Mgr Maret. Son grand ouvrage Du Concile général avait été, par sa simple annonce en 1868 et, plus encore, par son

(1) Lettre circulaire du 23 août 1870. Aela etc. IV b. 692 sq.

(3) lbid., 1001 b.

(5) lbid., 1003 a.

(6) lbid.

(7) lbid., 1002 a.

(8) lbid.

(9) lbid., 1004 a.

apparition l'année suivante, la première occasion des polémiques passionnées qui naquirent en France au sujet du Concile (i). Il avait pris une part active aux débats du Concile, parmi les adversaires de la définition (2). Après avoir voté non placet à la 85e Congrégation générale, il était retourné aussitôt en France avec les autres évêques de la Minorité. Là, il a tenu, de la manière la plus digne, la promesse qu'il avait faite, d'abord dans la préface de son livre, puis, en termes si élevés, dans sa réponse à Mgr Plantier (3).

Bientôt après la prise de Rome par les Piémontais, avant même que le Concile n'ait été prorogé, Mgr Maret, fuyant lui-même devant les ennemis qui envahissaient la France, adressa à Pie IX, le i5 octobre 1870, de Saint-Brieuc, la lettre suivante :

« Très Saint-Père, en présence de l'affreuse tempête déchaînée sur notre France et du bouleversement profond où se trouvent plongées les affaires du pays; quand, de tous côtés, toutes sortes de périls étaient suspendus sur nos têtes, qui aurait pu croire qu'il fût possible d'ajouter à tant d'infortunes publiques et privées? Et cependant notre douleur s'est prodigieusement accrue à la nouvelle des calamités qui se sont abattues sur la ville de Rome et le Saint-Siège !

» J'adore en toute humilité les desseins insondables de la divine Providence; mais, bien que je sois le moindre de vos enfants, j'avais le devoir de manifester au Souverain Pontife et au Père de nos âmes, sitôt que le permettrait le malheur des temps, les sentiments de mon cœur cruellement affligé. Que la douleur paternelle trouve un adoucissement / dans la douleur des enfants ! Que cet hommage de fidélité et de dévouement, tel qu'il convient de la part d'un évêque, serve

(1) Voir 1er vol., pp. 182 sqq., 293 sqq.

(2i Voir 3e vol., p. 91 sq. et, plus haut, pp. 192 sqq., 204, 27o sq., 442.

(3) 1er vol., p. 309 sq.

Mgr MARET 253

de baume à la blessure du père! Dieu ne sera pas toujours irrité contre son peuple. Il rendra la paix et le bonheur à la Ville sainte, à l'Italie, à la France; il n'y aura plus qu'un seul bercail sous un seul pasteur suprême, et à votre douleur paternelle succéderont enfin le calme et la consolation !

» Et puisque s'offre à moi l'occasion de donner à Votre Sainteté un autre témoignage de l'obéissance qui lui est due, je déclare suivre en tout la doctrine du Siège Apostolique et adhérer, purement et simplement, d'esprit et de cœur, aux définitions dogmatiques promulguées par Votre Sainteté dans la session du concile du Vatican, le 18 juillet dernier (i).

» Que Votre Sainteté daigne accorder sa bénédiction à un fils qui lui est très attaché, a

Non content de cette démarche, le digne prélat fit paraître, l'année suivante, une déclaration publique plus étendue, dans laquellcil«désavouetout ce qui, dans ses ouvrages Du concile général et de la paix religieuse et Le Pape et les Evoques, pourrait être ou est opposé soit à la constitution du 18 juillet 1870, soit aux définitions et aux décrets des conciles antérieurs et des Pontifes lïomains » (2). Il retira même son livre de la circulation (3).

« Dans la guerre effroyable que l'athéisme faitàDieu, »y estii dit (4), « dans cette lutte suprême qui menace de replonger ce inonde dans une irrémédiable barbarie, lacité de Dieu, pour rester forte, doit rester une. Tous les sacrifices d'opinions particulières doivent être faits à cette unité et à l'autorité divine qui en est la base essentielle. Avec le secours de la grâce, je tiendrai toujours à cette imité par le fond de mon coeur; et

(2) Voir le* vol., p. 313.

(3) Ibid.

(4) Cité dans Ollivifk, loc. cit., Il, 379 sq.

rien ne pourra me séparer de cette Eglise romaine, mère de tous les fidèles, de cette Eglise choisie de Dieu pour unir tous ses enfants dans la même foi et dans la même charité ». (i5 août 1871.)

Enfin Mgr Maret adressage 27 décembre 1871,11 Mgr Guibert, archevêque de Paris, une lettre dans laquelle il lui fait connaître, comme doyen de la Faculté de théologie de Paris, et au nom de tous les professeurs, qu'il a été décidé « que le premier acte de la Faculté / à la reprise de ses travaux consisterait à recueillir, dans le protocole de la délibération, l'assentiment de ses membres aux décrets du concile du Vatican, et surtout au décret Pastor œternus au sujet de l'Infaillibilité de doctrine du Pape romain (1). »

Des six membres de la Minorité qui étaient encore en retard vers la fin de 1870, XX. S S. Dours (2), Dupont des Loges (3) et Thomas (4) envoyèrent, dès le mois de janvier 1871, leur adhésion au Saint-Père. Mgr Meignan publia, le 8 décembre, jour anniversaire de l'ouverture du Concile, la constitution dans son diocèse (5).

A peine les terreurs de la guerre s'étaient-elles un peu éloignées d'Orléans que MS1 Dupanloup, cédant au désir de Pie IX, l'assura, par la lettre suivante, de sa soumission aux décisions du Vatican :

« Très Saint -Père, jusqu'à ces derniers jours, j'étais à Orléans comme prisonnier entre les mains des Prussiens, et sans aucune communication régulière possible avec le dehors, pas même avec les curés de mon diocèse. L'armistie et les élections m'ont amené dans la ville de Bordeaux pour l'Assemblée nationale, dont mes diocé-

(1) Univers.

(3) lbid., 999 a.

(4) lbid., 100-2 a.

(5) lbid., 1001 b.

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