‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 90 sur 129 · HERGENROTHER CONTRE DE SCHULTE · texte numérisé non relu

HERGENROTHER CONTRE DE SCHULTE

recht (i). Ce n'est qu'à la fin, après avoir découvert et réfuté les principales erreurs, qu'il se permet la remarque suivante : « Si j'avais à adresser une question à l'honorable auteur, qui espère rester attaché «avec le secours de Dieu jusqu'à son dernier soupir » à la foi de ses pères, je lui demanderais s'il n'a jamais entendu dire que le catholique est tenu de croire tout ce que l'Eglise lui ordonne de croire, de se soumettre à toutes les décisions doctrinales du Pape et des évêques, qu'il ne doit puiser sa foi ni dans sa propre manière de voir, ni dans celle des autres, ni dans la sagesse humaine, qu'il ne doit placer ni son jugement particulier, ni celui des autres, au-dessus de l'autorité instituée par Jésus-Christ ; enfin, s'il a suffisamment étudié sur cette question l'ancienne littérature de l'Eglise ainsi que les récentes publications, et si du point de vue du développement de l'Eglise (comme il l'indique p. 17) il est arrivé sérieusement à cette conviction, que le décret du Vatican puisse jamais être rapporté. Il est certain, comme Bossuet l'a écrit à Leibnitz, le 28 août 1692, «qu'on ne trouvera dans l'Eglise catholique aucun exemple, où une décision déjà faite ait jamais été affaiblie par la postérité ». Hergenrôther termine par la phrase, qui s'est vérifiée depuis : « Je crois que les catholiques, qui dans cinquante ans, peut-être même dix ou vingt ans plus tôt, jetteront un regard sur cette agitation dirigée contre le concile du Vatican, / compareront avec consolation cette lutte et cette victoire avec les luttes et les victoires antérieures de l'Eglise, et ceux qui, sans aucune vue terrestre, et même contre leur avantage personnel, défendent la cause de l'Eglise si cruellement persécutée, recevront une réparation tardive, mais pleinement satisfaisante ».

Sans même nommer Schulte, les Feuilles historico-politi-

(1) Vol. 25, pp. cxvu-cxxxi.

ques (i) publièrent un article intitulé : Un mot pour amener l'entente sur V Infaillibilité et V Etat moderne. L'auteur cherche et examine avec soin le vrai sens de la déclaration de l'Infaillibilité et sa signification éventuelle pour les rapports entre l'Eglise et l'Etat, en abordant courageusement les difficultés proposées par les adversaires. Il en tire la conclusion que l'adhésion des catholiques au dogme de l'Infaillibilité du Pape parlant e.v cathedra ne crée aucun nouveau danger pour l'Allemagne; chaque Etat possède dans ses lois et leur application une puissance pleinement suffisante pour arrêter sûrement toute conséquence fâcheuse qui pourrait résulter du nouveau dogme (2).

Le professeur Scheeben, plus ardent, mais toujours pénétré de l'esprit de charité, consacre (3) à cette attaque uue réfutation de quatre-vingts pages. Sa conclusion est saisissante. Il cite les paroles que Schulte avait écrites dans son introduction (4) : « La fête de la naissance de Jésus-Christ approche. Daigne le Seigneur, qui nous a sauvés, qui a annoncé la loi de la charité, dans la foi duquel nous trouvons le salut, assister son Eglise, conduire heureusement sa petite barque à travers les écueils, qui sont peut-être plus dangereux que ceux qui l'ont menacée il y a bientôt deux mille ans. » Puis il répond : « Eh bien, maintenant approche le temps de la Passion de Jésus-Christ, nous arrivons au jour où les Scribes et les Pharisiens dénonçaient au gouverneur païen le Sauveur du monde, qui prêchait la doctrine de l'amour : « Xous avons, lui dirent-ils, trouvé cet homme » soulevant le peuple, défendant de paj-er le tribut à César /

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