‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 5)Chapitre 72 sur 140 · FIN DE LA CONTROVERSE · texte numérisé non relu

FIN DE LA CONTROVERSE

tiihil est opertum quod non reuelabitur. Cro3rez-moi, je vous aime plus qu'ils ne vous aiment. Je vous aime pour vous, et ils ne vous aiment que pour eux (1). »

Dom Guéranger lui aussi parle des faux amis de Gratry (2) et celui-ci confesse lui-même, à propos d'un point spécial, qu'il a été fort aidé par d'autres (3). Le nonce apostolique Mgl Chigï écrit de Paris au cardinal Antonelli qu'on désigne comme les aides de Gratry l'abbé Loyson (4), Hugon, Basni et Fabre, c'est-à-dire les principaux défenseurs d'un gallicanisme accommodé aux circonstances du temps (5).

Malgré toute la passion avec laquelle Gratry défendit ses vues, attaqua ses adversaires et môme offensa souvent l'honneur de l'Eglise, il se montra pourtant toujours fermement décidé à rester le fils soumis de cette Eglise. Aussi un an plus tard écrivait-il au nouvel archevêque de Paris, Mgr Guibert, que tout ce qu'il avait dit de contraire aux décisions du Concile avant la définition, il le rétractait (6). Il mourut en paix avec l'Eglise. //

(1) M^Deghamps. Troisième lettre, p. 14.

(2) Dom Guéranger. Défense. . . , p. 27. (3| Gratry. Troisième lettre, p. 10.

(4) Il n'y a pas de prénom. C'est sans doute un frère de l'apostat. Il écrivit aussi des articles pour défendre le gallicanisme ; une traduction allemande eu parut dans I'Allgemeine Zeitung, 1870, pp. 801, 818, 824.

l5) Lettre du 4 mars 1870.

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