L'OPINION EN FRANCE
volonté expresse, de voir les évoques présenter des projets utiles, et il établit une congrégation destinée à examiner les projets ainsi présentés, « parce que de telles propositions, si elles n'étaient pas faites au moment convenable et de manière opportune, nuiraient beaucoup à l'ordre nécessaire aux délibérations concilaires. » (i) — «On comprend,» remarque Rey, « que, dans ces conditions, la liberté laissée aux Pères de faire arriver leurs vœux devant l'assemblée œcuménique est complètement illusoire, on plutôt n'existe pas (2) » — Comment donc? On ne « comprend » pas du tout! Quels projets veulent donc présenter les Pères? Uniquement ceux que la congrégation rejette, c'est-à-dire qu'elle trouve inopportuns? Ou bien rejette-t-elle aussi les bons? — Bref, mélangeant vérités et erreurs, l'écrivain fait la caricature du concile.
Que Dôllinger (3) et Friedrich (4) se contentent d'un tel exposé, soit! // Mais on a le droit de s'étonner de voir l'archevêque de Paris, Mgr £>arboy, le recommander à l'Empereur comme une image fidèle et capable de bien le renseigner sur le concile (5).
Dès l'apparition de cet article, défenseurs et adversaires du concile dirent que son auteur n'était pas Rey, mais qu'il fallait le chercher parmi les évoques français de la minorité. Mgr Dupanloup fut particulièrement désigné (6). Malheureu-
(1) AlitWplices inter, §2. C. V. p. 18.