‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 5)Chapitre 75 sur 140 · II · texte numérisé non relu

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(3) Rômùche Driefe, 20 lévrier. Quirintis, p. 227.

(4) Tagebuch, p. 191.

(5) Lettre de M" Darboy à l'Empereur du 21 mai 1870. C. Y. p. 1568 b. sq.

(6) Le diplomate dont nous avons déjà parlé plusieurs fois et qui pénétrait si familièrement dars le milieu des Pères du concile, appela l'article dans son journal (Jocrnal dk Rome, 18 février) un manifeste des évèques de la minorité, «évidemment dû à Dupanloup ». — Dollingeb. Rômische Driefe (Quirinus, p. 227) dit que Rey a écrit sur les indications d'évéques irançais. — Feiedeich (Tagebuch , 1[> lévrier) écrit que si l'article n'émane pas d'un des Pères mêmes du concile, c'est certainement un d'eux qui l'a inspiré. — L. Veuillot dit que M6' Dupanloup en est l'auteur. Il écrit (loc. cit., I, p. 275' que la phrase : avoir

sèment on ne peut pas dire que cette supposition soit tout à Fait invraisemblable. Il n'est guère possible qu'à ee moment un homme étranger au concile pût avoir, de se qui se passait au sein de l'assemblée, une connaissance aussi précise que celle dont Rey faisait preuve. Que les idées de l'article fussent d'accord avec celles de tel ou tel évêque, la lettre de Mgr Darboy à Xapoléon le montre assez. A tout le moins, si Rey fut vraiment l'auteur de l'article, nous pouvons le croire inspiré par un des évèques français.

Quelques mois après cet article, vers le commencement de mai, parut chez Pion, à Paris, un écrit plus étendu contre le concile, l'un des plus amers et des plus venimeux qui aient été écrits. Il est intitulé : Ce qui se passe au Concile. L'auteur est à l'extrême gauche du gallicanisme; c'est de ce point de vue qu'il apprécie tous les événements du concile et tout ee qui le concerne.

Qu'un théologien attaquant la doctrine de Bossuet ait reçu pour son ouvrage une lettre élogieuse du Pape, il y dénonce une intervention irrégulière du Souverain Pontife dans les affaires du Concile. // Bossuet est mis par lui au même rang que Saint Grégoire, Saint Jérôme et Saint Augustin ; ses merveilleuses apologies méritaient, lui semblet-il, « de figurer sur la table du concile immédiatement après le livre des Evangiles ».

Tout dans le concile lui paraît défectueux; le but qu'on y poursuit est manqué, et un concile ne saurait l'atteindre. Il aurait pu se proposer de réformer l'Eglise dans le sens gallican, mais le voilà qui s'engage dans une direction tout opposée. L'idée que l'auteur se fait de la primauté du pape est absolument inexacte; tout exercice de la suprématie ponti-

voulu faire « le concile d'avance sans les évoques », trahit une autre plume que relie de Rey et que l'auteur est celui qui, ici coin ne ailleurs, mêle Veuillot à tout et le rend responsable de tout : «Félix qui potuit... Veuillot cognoccere causas .'» M'1 Dupanloup s'appelait Félix.

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