‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 5)Chapitre 79 sur 140 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'attitude du clergé et du peuple en France.

Les publications dont nous avons parlé laissent pressentir qu'il existait en France une division entre défenseurs et adversaires du Concile. Cette division était bien réelle. Mais le parti favorable au Concile avait des racines bien plus profondes dans le peuple et le clergé (i), et comptait beaucoup plus de tenants que l'opposition. La séparation des deux camps provenait surtout des divergences de vues sur l'infaillibilité. Parmi les journaux, le défenseur le plus décidé de cette doctrine et de la nécessité de sa définition était I'Univers rédigé par Louis Veuillot, tandis que le Correspondant et le Français étaient les principaux organes de l'autre parti qui se ralliait autour du nom de Mgr Dupanloup.

Dès le début du Concile, on demanda au rédacteur en chef du Français d'ouvrir ses colonnes à ceux qui voudraient signer une adresse à M61" Dupanloup. Le rédacteur refusa et l'évêque lui écrivit pour l'approuver (i). « Des litanies de louanges, dit-il, me paraîtraient aussi regrettables que sont dignes de mépris ces litanies d'injures qu'on voit chaque matin dans I'Univers. » A quoi I'Univers répondit que ces litanies d'injures qu'il avait adressées à Mgr Dupanloup « consistaient à repousser avec une brièveté extrême, et le

(11 [Sur rattachement du bas-clergé à Pie IX. voir E. Ollivier, L'Empire libéral, t. XIII, p. 115 sq. X. d. T.J

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