CHAPITRE VII
Dôllinger attaque V adresse de la Majorité sur l'infaillibilité. Adhésions diverses. Désapprobations des évèques. Réfu tations des théologiens.
Amis et ennemis du concile avaient les yeux fixés sur Dôllinger. Les premiers le regardaient avec inquiétude : allaitil, cet homme qui avait si bien mérité de l'Eglise, se séparer d'elle au déclin de sa vie, et, par son renom, ses talents, son savoir, en entraîner cent autres dans sa chute? Les seconds le considéraient comme leur chef dans la lutte contre une puissance qui, selon eux, travaillait à la raine de la société religieuse et civile, ou, du moins, émettait des prétentions exagérées. Harry von Arnim, l'envoyé de la Confédération de l'Allemagne du Nord, l'un des adversaires les plus actifs du Saint-Siège et du concile, qui, avant et depuis le concile, avait vainement excité le gouvernement prussien à l'entraver (2), // s'adressa au début de janvier à Dôllinger, pour l'encourager dans son opposition et le pousser à accentuer la lutte (3). Il attira son attention sur le manifeste que l'on préparait pour obtenir la définition de l'infaillibilité du pape. Les évêques de Paderborn et de Ratisbonne, M81" Martin et
(1) Voir I" volume, p. 440, sqq.
(2) Voir le dernier chapitre de ce volume.
(3) Lettre de von Arnim à Dôllinger, 8 janvier 1870. — C. K.,1471, c. sqq. D'après le début de cette lettre von Arnim était déjà en relations épistolaires avec Dôllinger.