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LE REGLEMENT DU CONCILE

un peu considérable d'opposants dans l'épiscopat. // La catholicité d'une doctrine doit être évidente et indubitable ; or, elle ne peut l'être dès que les dépositions, fût-ce d'une minorité, prouvent que des régions entières ne professent pas cette croyance » (i).

Enfin Dôllinger insiste sur la liberté nécessaire du concile. « Tous les théologiens considèrent la liberté comme une des conditions de l'œcuménicité d'un concile : liberté de parole ou liberté de vote. On ne peut, dit Tournely, empêcher personne de s'y faire entendre. Ce n'est pas seulement la contrainte physique qui annule les décrets d'un concile; toutes les formes de contrainte morale et l'asservissement consenti — toutes les formes par exemple de simonie, — détruisent la liberté nécessaire à la vitalité d'un concile, et par conséquent, ruinent sa légitimité. Tournely énumère, parmi les passions qui peuvent entraver la liberté d'un concile, la crainte, l'ambition, l'avarice et la cupidité » (2).

» Le seul fait d'une réunion d'évêques, si nombreux soient-ils, n'est donc pas une preuve de l'œcuménicité d'un concile; ou, comme disent les théologiens, par exemple Tournely, un concile peut être œcuménique quant à la convocation, mais il ne lui appartient pas de décider s'il l'est encore au cours et à l'issue de ses travaux; il ne peut se rendre témoignage à lui-même : il y faut la confirmation définitive de l'autorité supérieure à tout concile, le témoignage de toute l'Eglise (3) ». L'Eglise, c'est-à-dire, l'ensemble des fidèles, n'a pas, d'après Dôllinger, à se soumettre simplement au concile, mais après le concile elle vient juger s'il s'est tenu selon les règles. Et elle ne juge pas, comme peut faire un sujet, si celui qui commande est réellement le supérieur ou

(1) C. V. 1508b.ssq.

(2) Ibid. 1504 c. sqq.

l3) lbid. 1505 a.

s'il a donné ses ordres en bonne et due forme, mais comme un supérieur qui donne à l'ordre force de loi. Après le concile doit entrer en ligne « l'autorité supérieure à tout concile », celle de toute l'Eglise qui décide et confirme (i) ». De ces assertions qui détruisent toute l'économie de l'Eglise établie par Dieu, Dôllinger conclut encore que le secret gardé sur les actes du concile est condamnable, puisque l'Eglise doit avoir un droit supérieur de contrôle sur ces actes, pour voir si tout s'est passé comme il faut (2).

Au sujet de ce dernier argument, Scbeeben (3) fait très bie remarquer que les ennemis de l'infaillibilité « n'en voulaien pas moins à l'autorité et à l'infaillibilité de l'épiscopat réuni qu'à celle du Pape. Ce n'est plus ni de monarchie absolue, ni de monarchie tempérée qu'ils veulent, c'est la pure démocratie, ou mieux le radicalisme de « l'opinion publique » et le despotisme de ses doctes tribuns ».

Le Xonce de Munich, M.gr Meglia, écrivant le 19 mars au secrétaire d'Etat, parle ainsi de l'impression produite par les attaques de Dôllinger : « Mes informations particulières me font constater une profonde tristesse et la plus franche indignation même chez ceux qui, sans être partisans de l'infaillibilité, sont sincèrement attachés à l'église. De plus, ceux qui ont été et qui sont encore les fanatiques admirateurs du savant allemand commencent à se lasser; ils trouvent qu'il est déjà allé trop loin dans la voie de l'hérésie et que ses attaques sont plus propres à hâter qu'à entraver la définition de certaines des doctrines qu'il combat. »

Il n'y eut pas alors de publication spécialement destinée à réfuter ses affirmations; mais les journaux et les revues qui parlaient de lui, exprimèrent maintes l'ois des doutes sur sa bonne foi ou la crainte qu'il ne fut sur le chemin de l'apos-

it

(1) Ibid.

(2) Ibid., 1S0S c.

(3) Das ôhumenische Konul nom Jahre 1809, I, 891, sq.

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tasie. Par ailleurs, on comprend aisément qu'un grand nombre de ceux qui avaient été habitués à admirer le célèbre théologien, le grand professeur, ne pouvaient croire que cet homme qui, mieux que tout autre, avait su enflammer ses élèves pour l'église, pût devenir infidèle à cette môme Eglise ; malgré toutes les opinions suspectes qu'il émettait, ils ne voulaient voir en lui aucune tache, ni accepter contre lui aucune accusation. Ce fut l'origine d'une controverse sur l'orthodoxie du maître. //

Il y eut surtout une note d'un article du Bayerische Kuhier qui blessa le P. Pierre Hotzl, lecteur de théologie au couvent des Franciscains de Munich, plus tard Evèque d'Augsbourg, ancien élève et grand admirateur de Dollinger. Cet article appréciait la critique que Dollinger avait faite du Eèglement, et considérait comme chose certaine que Dollinger « ouvertement et sans détour prenait position hors de l'Eglise catholique, sans paraître, il est vrai, s'en rendre eompte. » Hotzl écrivit une réponse, et comme le grand journal à qui il l'offrit refusa de la publier, il la fit paraître séparément sous ce titre : Dollinger est-il hérétique (2)? 11 suppose que c'est la doctrine de Dollinger sur la nécessité, pour l'cecuménicité d'un concile, du témoignage de toute l'Eglise, qui a provoqué ce jugement si sévère (3). Il cherche donc, par de nombreuses citations, à établir que beaucoup d'autres auteurs ont soutenu cette môme doctrine, et il dit : « Pourquoi ne leur a-t-on pas dit, à eux aussi, qu'ils étaient hors de l'Eglise? Pourquoi aucun des ouvrages de ces savants n'a-t-il été censuré? » Il répond lui-même : « Parce que, en ce temps, c'était l'opinion commune. Et c'était alors l'opinion commune parce qu'on était mieux renseigné sur la question que beaucoup ne semblent l'être aujourd'hui. » —

(2) Munich, 1870.

Dans la seconde partie de sa brochure, Hôtzl, entre autres choses, compare le concile à un drame en deux actes. «Au pre mier acte, c'est le concile qui occupe la scène par ses débats et ses conclusions; au second, ce sont les églises particulières avec leurs évêques restés chez eux, ou bien revenus du concile. Les évêques attestent à leurs églises que le concile a été Synodus bene gcsta, c'est-à-dire que les règles des délibérations conciliaires, en particulier la liberté des débats et l'unanimité morale des votants, ont été observées (2) ».

Tels sont quelques-uns des arguments que l'écrivain oj>pose, non sans y mêler des pointes assez vives, à l'auteur de l'article, que tout le monde savait être le conseiller ecclésiastique et curé de Saint-Pierre de Munich, le Dr Antoine Westermayer.

Les amis de Dôllinger accueillirent avec joie la publication de Hôtzl. Le roi lui-même, comme le raconte le nonce Meglia (3), reçut le franciscain en audience, lui témoigna beaucoup de bienveillance et accepta de sa main un exemplaire de sa brochure.

Westermayer ne fit pas attendre sa réponse (4). Il répliqua d'abord que les auteurs cités étaient presque tous Gallicans ou Jansénistes, et que les quelques autres n'enseignaient pas ce qu'on leur attribuait : « Ainsi donc le P. Hôtzl donne l'accord de Dôllinger avec les Jansénistes comme preuve de son bon catholicisme! (5) » L'auteur avoue n'avoir pas été tant choqué de la phrase de Dôllinger citée par Hôtzl que de la doctrine même de Dôllinger, d'après laquelle ce ne sont pas les évêques, mais leurs diocèses qui ont à statuer en

(i) Ibid., p. 11.

(3) Lettre au cardinal Antonelli, du 13 mai 1870.

(4) DôUingers Stellung sur Kalhol. Kircke Erwiderung auf die Schrift des Hen-n Franciskaner Lektors P . Pelrus Hôtzl in Munehen, 2* édit. Ratisbonne, 1870.

(5) Ibid., p. 6.

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dernière instance sur un article de foi ; ce ne sont pas les évêques mais les laïques qui ont à décider de la définition d'un dogme.

« Dôllinger, écrit Westermaj-er, ne parle que trop clairement : alors surtout qu'il s'agit d'introduire un dogme nouveau, un dogme qui, n'étant réclamé que par une fraction de l'Eglise, est peut-être étranger à la conscience des fidèles et leur paraît une nouveauté, les protestations dcr: laïques sont aussi légitimes que nécessaires, elles sont l'indispensable témoignage de leur attachement à la foi qu'ils ont reçue, et ils remplissent par là un véritable devoir envers l'Eglise. » Et comme avant la définition d'un dogme les diocèses sont autorisés à présenter leurs objections, ils le sont aussi après cette définition, a Si des décisions étaient prises à la majorité, en opposition avec les croyances d'une partie considérable de l'Eglise, on se poserait assurément dans le monde catholique les questions suivantes : Nos évêques ontils rendu un témoignage exact de la foi de leurs diocèses? ontils été vraiment libres? Comment se fait-il que leur témoignage n'ait pas été pris en considération et que la majorité l'ait emporté? » On le voit, ce n'est pas à l'autorité ecclésiastique représentée dans le concile, mais au monde catholique qu'il appartient de juger en dernière instance sur le caractère œcuménique du concile, sur la légitimité et la valeur de ses décisions dogmatiques. // Mais qui représente les laïques catholiques qui doivent donner leur approbation définitive? Sont-ce les professeurs ou les journaux? On ne nous le fait pas savoir. Le concile ne peut pas dire : « Il a semblé bon au Saint Esprit et à nous de décider»; non, les conciles n'ont pas I ces promesses, mais la seule Eglise, c'est-à-dire « l'ensemble des fidèles » dont les évêques sont les députés et les mandataires. Les évêques au concile sont des témoins : « Ils attestent et constatent ce que, eux-mêmes et leur communauté ont reçu comme objet de foi ». Mais parce que cet office de

témoin peut sembler trop peu de chose, Dollinger accorde aux évêques le droit de juger, avec cette restriction toutefois : « Ils sont juges aussi, mais leur pouvoir judiciaire en matière de foi ne peut dépasser le contenu de leur témoignage, il est au contraire conditionné et circonscrit par lui ». Les Gallicans les plus absolus seront satisfaits d'une telle situation faite aux évêques. Et si un évèque n'avait au concile qu'à témoigner de la foi de sa communauté, quel serait le rôle au concile d'un évèque in partibus qui n'est pas à la tète d'une communauté ? Des évêques de cette sorte seraient absolument inutiles et sans autorité, si c'est seulement pour témoigner que les évêques ont qualité de juges. Et dans beaucoup de diocèses, à quel degré effrayant de rébellion et d'irréligiosité ne peut atteindre la majorité des laïques! Qu'on jette les yeux sur les diocèses d'Italie. Voilà donc des évêques qui devraient témoigner de la foi de gens qui ne croient plus à Dieu ni au Christ! Vraiment, l'absurdité d'une telle position faite aux évêques du concile saute aux yeux. »

A propos de la comparaison du drame en deux actes, Westermayer remarque : « Ce partage de l'autorité d'un concile — partage sans base historique, sans argument plausible — dérive de l'erreur qui confond la question de l'œcuménicité du concile avec celle de son autorité. Sans doute, quand on doute ou que l'on discute pour savoir si oui ou non un concile est régulier, c'est à l'Eglise et avant tout à son chef, le Pape, d'en décider Mais la légitimité et l'cecuménicité une fois établies — et c'est le casduconcile actuel, personne ne le conteste en dehors des partisans de Jaxus, — ses décrets dogmatiques ont ipso facto une autorité infaillible. C'est là un dogme. Il en est de même pour un antipape : Là aussi c'est à l'Eglise à décider du pape légitime;

1 1) Ibid-, p. 9, ssq.

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mais une fois qu'elle s'est prononcée, elle doit reconnaître comme légitimes les décisions de ce pape (i).

Pour justifier le jugement qu'il a porté sur Dollinger dans le Bayrische Kurier, l'auteur décrit la route que ce savant a suivie depuis l'année 1861, où pour la première fois il a scandalisé l'opinion publique dans son discours sur l'Etat pontifical. Dollinger attaquait le système du gouvernement papal établi depuis mille ans. « Or, la justification théologique de cette attaque se trouve dans la doctrine qu'il exprime ouvertement dans les explications publiées tout récemment sous son nom : d'après lui, la décision définitive sur ce qui est catholique n'appartient pas aux successeurs de Pierre et des apôtres, mais à la communauté des fidèles; et le véritable interprète de cette conscience collective de l'Eglise, c'est la Science (2). »

« Et lorsque, Continue l'auteur, traduisant la pensée de milliers de catholiques allemands, j'ai dit que Dollinger avait ouvertement pris position hors de l'Eglise, sans paraître s'en rendre compte, ai-je donc affirmé une chose si dure et si inexacte? Le P. Hôtzl a eu tort de donner pour titre à sa brochure: Dollinger est-il hérétique ? Je ne l'ai pas traité d'hérétique. Jusqu'ici, que je sache, l'autorité ecclésiastique n'a pas reproché à Dollinger les erreurs dont il se rend coupable; encore moins a-t-il été appelé aies rétracter. Il n'a reçu aucune invitation officielle à se déclarer ou soumis ou rebelle. Dans cet état de choses, appeler Dollinger hérétique serait parfaitement injuste et très peu charitable. //

» Il y a près d'une année, j'ai eu un long entretien avec l'honorable prévôt du chapitre sur l'autorité du concile et, depuis ce temps, je savais de sa propre bouche ce qu'il a

(1) lbid., p. 14.

(2) lbid., p. 23.

publié le il mars dans I'Allgemeine Zeitung. Alors déjà, ses opinions ne nie parurent pas celles d'un catholique et je lui ai dit mon sentiment, comme je l'ai exprimé dans le Bayrische Kurier et comme je l'exprime encore aujourd'hui. Mais malgré tout cela, je ne regarde pas encore Dôllinger comme un hérétique. Il faut autre chose pour justifier un jugement aussi sévère (i). »

L'opuscule attaque vigoureusement le P. Hôtzl, tout en reconnaissant que c'est l'affection pour son ancien maître qui a poussé le franciscain à écrire, affection qu'il veut respecter. Cependant, la publication de Hôtzl déplut si fort au Général de l'Ordre, qu'il le fit venir à Rome pour se justifier. C'est pourquoi, dans certains milieux, on craignit qu'il ne fût l'objet de mesures sévères. Le roi lui-même s'en émut, mais le religieux lui déclara qu'il voulait partir sur l'heure et se soumettre à son supérieur. Le nonce, à qui le ministre des affaires étrangères en parla, déclara que ce rappel n'avait rien qui dût inquiéter; il n'avait pour but que de conjurer un grand péril pour l'auteur et lui fournir l'occasion de réfléchir sérieusement dans le calme de son âme sur l'acte qu'il venait de faire (2). Mais avant que le P. Hôtzl pût entreprendre son voyage, il reçut successivement les visites, d'abord d'un officier de la maison militaire du roi (casa militare del ré), puis d'un conseiller du ministre et, enfin, d'un professeur de l'université, qui tous tentèrent noa seulement de le dissuader d'obéir, mais de lui faire quitter son ordre, lui garantissant des moyens de subsistance et une position convenable. On lui laissa entendre que ces offres lui étaient faites de la part d'un personnage très haut placé. Le Père Hotzl préféra obéir à son supérieur et se mit en route (3).//

(1) Ibid., p. 27. La situation de Dôllinger vis-à-vis de l'Eglise fut exposée en détail dans le Katholik, 1870, I.

(2) Lettre de Meglia au Card. Antonelli, 13 mai 1870.

(3) Lettre de Meglia au Card. Antonelli, du 15 mai 1870.

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Tandis que le P. Hotzl gardait le silence sur la brochure de Westerniayer, a un membre du clergé catholique» prit sa défense (i). Examinant les témoignages des théologiens cités par Hôtzl, il cherche à prouver que même les citations jansénistes méritent quelque attention et il dénonce comme une injustice l'exclusion des témoignages gallicans. « Voilà bien toujours, dit-il, la déplorable sophistique dont usent les infaillibilistes dans leur polémique ; ils regardent comme défini — en leur faveur, bien entendu — ce qui continue d'être controversé parmi les théologiens et ils croient pouvoir rejeter du sein de l'Eglise en se contentant de les appeler Gallicans tout un groupe de théologiens qui compte des savants si distingués que les catholiques de tous les temps ont le droit d'en être fiers (2). » La plus grande partie de la brochure a pour but de fournir la preuve que les doctrines de Dollinger et de Hotzl ont beaucoup de partisans.

Westermayer répondit par un écrit plus considérable (3). Le sous-titre en indique le contenu : il montre avec beaucoup d'érudition l'accord des théologiens de Janus avec les jansénistes, en particulier dans leurs doctrines sur l'Eglise et le Pape.

Plus tard, le P. Hotzl donna sur ses doctrines les explications qui suivent et que le général de son Ordre fit publier dans les journaux allemands : « Mon opuscule Dollinger est-il hérétique ? ayant donné lieu de douter de mon orthodoxie, ce que je regrette de tout cœur, je regarde comme un devoir de publier les déclarations suivantes : i° Mon inten-

(1) Dr. A. Westermayer und P. Petrus Hotzl. Von einem Kathol. Geistlichen. Munich, 1870.

(2) Ibid., p. 5, sq.

(3) P. Petrus Hofd, sein anonyme)- Verteidiger und Kompai/nie, oder der revolutioniire jansenistische Kirchenbegri/f in Muncnen, geschildert von Dr Anton Westermayer, Ratisbonne, 1870.

tion, eh publiant cette brochure, était seulement de prouver par des citations empruntées à divers théologiens que l'auteur ne s'était pas mis « en dehors de l'Eglise » par les deux textes signalés ; 2° Je n'ai jamais songé à attaquer ou à nier la différence que le Christ a établie entre l'Eglise enseignante et l'Eglise enseignée ; je la reconnais pleinement : je crois fermement que, bien que l'Eglise soit infaillible, ce privilège n'appartient plus à l'Eglise enseignée, dès qu'elle se sépare de l'Eglise enseignante, et que l'infaillibilité qu'on appelle active n'a été accordée par Dieu qu'à l'Eglise enseignante; // 3° De même, je confesse et tiens pour certain que les Eglises particulières n'ont à juger ni seules, ni proprement de l'œcuménicité d'un concile, mais que, une fois le concile déclaré œcuménique par le Pape, il n'est pas besoin de témoignages ou de légalisation ultérieurs: 4° Enfin, je déclare que tout ce que le Pape, avec l'assentiment du concile, définira et ordonnera à toute l'Eglise de croire, de professer et de garder, je l'admettrai entièrement et le confesserai fermement, avec la grâce de Dieu, comme le doit faire tout fils de l'Eglise catholique, comme le doivent faire en particulier les frères mineurs, à qui le sérapiiique Saint-François recommande d'être toujours soumis et obéissants à la sainte Eglise romaine, fidèles à la foi catholique eu gardant, comme nous l'avons promis, la pauvreté, l'obéissance, et le saint Evangile de X. S. J.-C. »

(1) V. Scheeben, Das ôkumen. Konùl, Il 20-2. Note i.

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