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RÉDACTION D'UN REGLEMENT DU CONCILE

mento, et à plusieurs reprises on parle dans les séances,de la

nécessité d'un règlement fixé par écrit (i). Ce fut pourtant le il avril 186g seulement qu'on fit le premier pas dans cette voie, en chargeant les eousulteurs Galeotti et Sanguineti d'ébaucher le Regolamento. A la suite d'une observation qui fut faite à la séance du 22 mai, le cardinal Capalti communiqua au consulteur Sanguineti, chargé de la rédaction, les points que le Regolamento devrait renfermer. Bientôt Sanguineti présenta son plan, et du i3 juin jusque vers le milieu du mois d'août, l'examen de ce plan remplit toutes les séances de la Commission centrale. //

Nous connaissons déjà les délibérations de cette commission sur les dispositions principales qui constituent le règlement du concile. On débattit encore d'une façon spéciale la manière d'imposer ce règlement.

Dans la séance du 20 juin, on avait soumis à un examen plus minutieux les divers points du projet présenté par le Père Sanguineti, quand l'attention des cardinaux fut spécialement attirée sur les derniers mots de l'introduction; en voici la teneur : « Quamobrem ea, quae sequuntur, omnino in Concilio hoc Vaticano sancte servanda, Apostolica nostra auctoritate, Sacro approbante Concilio decernimus ». C'était la formule qui devait, conformément à la décision antérieure de la Congrégation directrice, être employée pour les décrets et les canons du concile. Ces mots se trouvaient aussi dans le décret par lequel Jules II prescrivit l'ordre à suivre dans le cinquième Concile de Latran. Réflexion faite, on se dit, non sans raison, que le Regolamento serait publié par le Saint Père avant le concile, dans le but de fixer à l'avance la marche à suivre pour les travaux du concile. L'assentiment des Pères était donc impossible, et, par suite, on ne pouvait

(1) Procès-verbal du 15 décembre 1867. —24 janvier 1869: Bisogno gravissimo di un liegolamenlo da sanùonarsi du Sua Santitàper diriygere saggiamente le opéra - *>ioni del fuluro Concilio.

50 i HISTOIRE DU COXCILE DU A ATICAX

le demander pour le règlement comme on le faisait pour les futurs décrets conciliaires; a fortiori, ne pouvait-on pas le mentionner. La conclusion fut qu'il fallait effacer de l'introduction les mots Sacro approbante concilio.

Mais dans la séance suivante du 27 juin, les cardinaux revinrent encore une fois sur ce sujet. Le cardinal Bilio avait, dans l'intervalle, soigneusement étudié le procèsverbal de l'ouverture du cinquième Concile de Latran : il rapporta que le cardinal Farnèse, exerçant alors les fonctions de diacre, avait donné lecture en présence du Pape, des règles à observer dans ce concile, et avait ensuite demande à l'assemblée si le texte plaisait à tous. Alors la Congrégation directrice remit en discussion la question qu'elle avait résolue négativement dans la séance précédente : Faut-il introduire dans le schéma du règlement du concile les mots Sacro approbante concilio, et faut-il proposer au Pape qu'il présente ce règlement aux Pères du concile réunis dans la première session, et qu'il leur demande s'ils l'approuvent? L'exemple du cinquième Concile de Latran, le dernier que le Pape ait présidé en personne, faisait pencher fortement vers l'affirmative. Mais cette considération que quelqu'un des Pères pourrait trouver à redire à une prescription du Regolamento et,en soulevant des difficultés nombreuses, retarder longtemps les délibérations,// la pensée même qu'en subordonnant le Kegolamento à l'avis conforme des Pères, on remettrait en question tous les avantages assurés aux travaux conciliaires par un règlement rédigé à l'avance, cette considération, disons-nous, détermina la Congrégation à maintenir la décision prise dans la précédente séance (1).

(1) Il se trouve aux archives un fragment d'une pièce ayant pour titre : Regolamento del Concilio in générale et écrit de la main de M" Giannelli, secrétaire de la Commission centrale; il expose plus en détail les raisons qui déterminèrent la Commission à trancher négativement la question agitée : « Poteva il liegolainento formar l'oggetto di un Atto conciliare col proporlo ai Padri ajfinchè lo avessero discussoevi av issero dato il loro Voto, e non manca per avvenlura taluno, checiôpre-

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