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PROPOSITIONS I>I CARDINAL SCHWARZENBERG

Relativement au dogme, le cardinal souliaiteque le concile expose les doctrines qui sont le fondement et la préface du christianisme : elles furent en effet, exposées par le concile dans la constitution Dei Films ou réservées pour des définitions ultérieures. Mais Le cardinal prie l'auguste assemblée d'observer la bonne méthode d'exposition et, pour les sujets qu'elle traitera, de se renfermer dans de justes limites. 11 conseille donc d'éviter les formules scientifiques et la terminologie philosophique; quant aux limites, le concile se les tracera de façon a laisser aux écoles théologiques ce qui appartient aux écoles, évitant d'élever sans de graves motifs au rang de dogme obligatoire pour tous, ce que beaucoup estiment être la vérité par pieuse croyance. Comme exemple de doctrine qui n'est point à définir, le cardinal archevêque cite celle de l'infaillibilité pontificale, dont la définition menace de causer grand préjudice aux fidèles comme aux incrédules (i). Sont encore cités dans le même sens : l'Assomption de Marie, l'état de nature pure, le genre de secours conféré par la grâce divine, le mode d'action de l'âme dans le corps. Le cardinal ajoute que l'on devrait, quand on a à condamner des livres, demander, avant la sentence, l'avis de l'évêque du diocèse dans lequel les livres ont été édités et répandus.

La partie disciplinaire de ses propositions comprend toute une série de points tels que la législation du mariage, les cas réservés, le droit de patronage, le concours pour les paroisses et le Corpus jaris canonici. 11 fait aussi quelques propositions relatives à la liturgie. On devrait dans les offices divins, tout en conservant pour le prêtre l'usage du latin, permettre au peuple d'une certaine manière l'usage de sa langue; il faudrait tolérer qu'on fit dans le rituel romain des additions conformes aux habitudes des provinces, rame- Il) C. V. 914 a.

ner le chant grégorien à sa forint' primitive et introduire dans le bréviaire quelques améliorations.

M-1 Hanl, évêque de Kôniggrâtz, avait, lui aussi, présent»'' quelques postulata (i), qui s'accordent en bien des points avec ceux de l'archevêque de Prague. Il se déclare très attache a la doctrine de l'infaillibilité pontificale, mais eu égard aux chrétiens vivant dans le schisme et l'hérésie et qu'il s'agit de regagner à la religion catholique, il croit la définition peu désirable. //

L'archevêque et les évoques de Belgique, dans les postulata qu'ils présentent, demandent tout d'abord au concile de ne point désapprouver quelques adaptations aux besoins de la Belgique, des lois ecclésiastiques existantes; elles n'ont pas seulement été reconnues heureuses, mais dignes d'être ('tendues à d'autres pays. Les lois ainsi adoptées concernent la procédure canonique contre les ecclésiastiques, les séminaires de clercs, les paroisses succursales, le synode diocésain et certaines communautés religieuse*» d'hommes et de femmes (2).

Les évêques belges désirent, en outre, avoir plein pouvoir pour autoriser les oratoires privés et les autels privilégies: ils demandent qu'on étende à toute la durée de leur administration épiscopale quelques-uns de leurs autres pouvoirs qui ne leur sont d'habitude conférés (pie pour une période de temps limitée (3).

Ils proposent quelques changements dans la législation du mariage, comme, par exemple, la diminution des empêchements et l'expédition plus facile et plus rapide des dispenses. Enfin, ils demandent la réforme et la codification des collections de lois ecclésiastiques (4).

(1) Lettre du LOjuin 18(59. Conservée aux archives.

(2) C. V. 876asqM.

Ci) [bid. 877 sq.

(4) Ibid. 877 dsqcj.

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