POSTULATA DE DIVERS EVEQUES
remède au concile. Dans sa proposition il prie le concile de porter une loi obligeant les évêques à prononcer l'excommucation publique et solennelle contre ceux qui contractent un mariage mixte ou qui y vivent, toutes les l'ois que se vérifie l'un des trois cas suivants: i. Si l'un de ceux qui veulent contracter un tel mariage est déjà marie: 2. Si en l'absence de promesse relative à l'éducation catholique des enfants, le mariage est célébré devant le ministre protestant; 3. Enfin, si après célébration du mariage, en dépit de la promesse antérieure, les enfants sont élevés dans une religion noncatholique. Il faut ordonner, dit Mgr (ireith, que les curés publient toujours solennellement dans l'église paroissiale les dimanches et jours de fête, la sentence d'excommunication des époux qu'elle frappe. L'évêque de Saint-Gall proposeensuite de laisser aux évêques la dispense pour l'empêchement matrimonial de la diversité de religion, mais de leur recommander qu'ils raccordent seulement pour les plus graves raisons et après examen détaillé du cas, et même cette dispense ne devra être accordée que par sentence rendue en conseil.
I h postulatum signe par huit Pères attire l'attention du concile sur les erreurs socialistes (1); il demande qu'on expose les devoirs des riches et des pauvre», des patrons et des ouvriers.
Cinq évêques (lu rite maronite et chaldéen conjurent le concile, plus exactement le Souverain Pontife, d'élever la voix contre les injustices par lesquelles les hommes s'oppriment aujourd'hui les uns les autres, et qui inondent la terre comme les eaux d'un grand fleuve (2).
» Quarante Pères déplorent le militarisme et ses conséquences, ils jugent nécessaire d'exposer authentiquement les parties du droit canonique qui traitent du droit des
il C. P. 860 b sq.
(2) Ibid. 860 d sqq.
nations, de la nature de la guerre et de tout ce qui la permet, ordonne on défend (i).
In antre postlllatum, émanant d'un synode patriarcal tenu par les Arméniens à Constantinople (2), traite du même objet. Il énumére en détail les doctrines morales et canoniques qui concernent la guerre; et exprime le vœu que Le concile veuille bien s'en occuper. <<>u'il explique le commandement : a Tu ne tueras point » et qu'il déclare solennellement les conditions d'une guerre juste. Le synode arménien regarde comme une nécessite!' l'érection auprès du Saint-Siège d'un tribunal suprême et permanent, composé de juristes de toutes nations; dés que le "mot de « guerre » viendra à être prononcé (in verbo belli) ce tribunal examinera si les rapports réciproques des sociétés sont d'accord avec les principes de morale chrétienne; il sera considéré comme le tribunal de la défense du droit des gens, et sa sentence, confirmée par le successeur infaillible de Pierre, sera une loi pour la conscience publique. On s'opposera par là-même au militarisme et à ses funestes conséquences (3).
Mgr Grande, archevêque d'Otrante, demande au concile d'exposer la doctrine relative au prêt à intérêt (4'
Xeuf propositions furent présentées pour que le concile élevât à la certitude d'un dogme de foi l'Assomption corporelle de Marie au ciel. Elles furent signées par environ deux cents Pères de tout rang (:j).
("eut huit Pérès demandèrent l'addition à la salutation angélique des mots « Vierge immaculée » et par suite la récitation suivante : << Sancta Maria, Virgo immaculata. Mater Dei, ora }>ro nobis peccatoribus foi. »
(1) C. V. 861 c sq.
(2) Ibid. 862 a sqq.
(3) Ibid. »«a sq.
(4) Ibid.»*; dsqq.
(5) Ibid. 868 a sqq.
(6) [bid. 873 a.