INFORMATIONS PRELIMINAIRES AU CONCILE
d'Orient. Le concile, dit Mgr Blanco, évêque d'Avila, doit se tourner vers ces Eglises séparées, vocemque suam supplicem fraternaque caritate, vel potins fartasse clicam, materno amore plenam atque inflammatam illis dirigere, ut tandem ad sinum redeant universalis amantissimasque matris et magistra : apud quam tantummodo salus et vera vita est (i).
Ainsi donc, d'avance et par les représentants naturels de presque toutes les parties de l'Eglise, Rome était informée des points dont il paraissait désirable que le concile s'occupât. // La solennité du dix-huitième centenaire du martyre des princes des apôtres, fournit encore une occasion de compléter ces renseignements. Les évêques qui, à cette occasion, se rendirent dans la capitale du monde chrétien reçurent un questionnaire sur la manière dont s'observaient dans leurs diocèses certains préceptes de l'Eglise (2). Le but n'était pas d'obtenir de nouvelles lumières sur les matières à proposer au concile (3) ; les réponses servirent cependant d'indication pour les mesures que celui-ci devait édicter (4).
(1) Rapporto etc., p. 78 sq.
(2) Quœstiones qnœ ab Apostolica Sede Episcopis proponuntur C. V. 1028 a. sqq. Ces questions n'étaient destinées qu'aux évêques présents à la fête. Cfrla lettre du cardinal Antonelli au nonce de Munich. C. V. 1029 b. sq.
(3) Cf. la lettre d'envoi du préfet de la sacrée Congrégation du Concile. C. V. 1027 b. sqq.
(4) De fait, le pape répondant à une lettre de l'archevêque de Salzbourg qui avait demandé la bénédiction pontificale pour une réunion des évêques allemands àFulda, invite ces derniers à remplir le susdit questionnaire afin que dans ses décisions le concile puisse prendre en considération leurs réponses. Voir la lettre du pape datée du 30 septembre 1867 dans C.V. 10i3c. sqq.