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CHOIX DES CONSULTEURS

propositions des professeurs de Wûrzbourg et autorisait le chanoine Maier à rester à Ratisbonne (i).

Des trois théologiens français convoqués, l'un, l'abbé Gillet, fut obligé de s'excuser pour motifs de santé. On invita à sa place M. Le Hir, prêtre de Saint-Sulpice (2), puis ce dernier étant mort, M. Chesiiel, vicaire général de Quimper (3).

D'Allemagne on appela encore le chanoine Molitor, de Spire (4).

Dans cette première série d'invitations furent encore compris deux théologiens espagnols, les Pères Romero, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, et Labarta, de la Compagnie de Jésus (5). Mais l'un et l'autre se trouvèrent empêchés par leur santé. Pour le même motif, il fallut renoncer à appeler le chanoine Viqueira, et l'on se contenta pour le moment d'un seul consulteur espagnol, le chanoine Labrador, de Cadix. On lui assigna aussi comme logement la maison de la Mission à Monte-Citorio (6).

Aux mois de septembre 1867 et d'avril 1868 on fit inviter par le général de la Compagnie de Jésus les Pères Schrader et Costa (7). Le 4 juin 1868 le Père Martinow, de la même Compagnie, reçut aussi sa nomination de consulteur (8)//.

En plus d'un endroit ces choix provoquèrent du mécontentement. Dès le mois d'avril 1868, le nonce de Vienne,

(1) Cegconi ;loc. cit. p. 79. (Traduct. p. 84).

(2) Lettre du cardinal Caterini au nonce de Paris, le 23 janvier 1868. C, F. 4048 d.

(3) Lettre du même, du 6 février, C. V. 1049 a.

(4) Lettre du même, du 20 décembre 1867. C. V. 1046 a. Les documents de moindre importance n'ont été qu'analysés dans C.V. Les nombres en chiffres romains qui s'y trouvent ajoutés entre parenthèses, indiquent le numéro du document dans la collection de Cecconi .

(5) Lettre du cardinal Caterini au nonce de Madrid, 23 janvier 1868. C. V. 1049 a.

(6) Lettre de Caterini, 30 mars 1868,56'. V. 1049 a.

(7) Cecconi, loc. cit. p. 80. (Traduct. p. 85).

(8) Ibid., p. 98.

Mgr Falcinelli, écrivait au cardinal Caterini qu'un évêque avait proposé pour consulteurs les professeurs Dôllinger, Hefele et Kuhn. Le 25 du même mois le cardinal répondit que le pape lui avait fait part de son intention d'appeler encore peut-être d'autres consulteurs, mais plus tard seulement, après l'été, la chaleur de Rome étant dangereuse pour la santé des personnes habituées à un climat plus froid. On se souviendrait alors des professeurs indiqués. « Personnellement toutefois, ajoute Caterini, je n'ai guère d'espoir que le premier « renonce aux idées auxquelles il est si obstinément attaché (i). » Le cardinal Schwarzenberg, archevêque de Prague, s'adressa en même temps et dans deux lettres conçues presque dans les mêmes termes (2) au cardinal Caterini et au cardinal Antonelli, secrétaire d'Etat du pape. Il y exprimait ses doutes sur la capacité des personnages appelés à remplir la haute tache qu'on voulait leur confier. La pureté de leur foi et leur conduite irréprochable leur avait acquis l'estime universelle; on avait mainte fois vanté leur savoir. Mais, pour la plupart, ils avaient passé leur vie à enseigner; leurs études personnelles les avaient tellement absorbés, ils étaient si attachés à leurs habitudes d'esprit, qu'on pouvait se demander, avec raison, si, malgré l'intensité et la sincérité de leurs efforts, ils sauraient traiter les questions posées avec la largeur de vue nécessaire (omni, qua opus est, amplitudine). Or, à moins de faire discuter par plusieurs savants à tendances diverses les importantes matières du dogme et de la discipline, il serait impossible de proposer des décisions utiles et appropriées aux besoins particuliers de l'Allemagne et de l'Autriche.

« Au point de vue doctrinal, lesthéologiens allemands qu'on a appelés appartiennent tous, on le sait, à la même école, et

(2) Ibid. 1046 c. sqq. Les lettres sont datées du 25 mai 1858.

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