CHAPITRE VII
La question des convocations an concile.
Les commissions furent bientôt en pleine activité. Tandis qu'elles préparaient les matières à soumettre au concile, la commission centrale s'occupa des mesures relatives à l'assemblée elle-même.
Une tâche fort délicate lui incombait tout d'abord, celle de décider qui devait être appelé au concile.
Que les évêques chargés d'un diocèse (évêques résidentiels) dussent être convoqués, cela ne faisait pas de doute. Qu'un privilège ancien donnât à tous les cardinaux, à ceux même qui n'étaient pas évêques, siège et voix au concile, cela n'était pas moins solidement établi, et ce privilège devait évidemment être maintenu. Mais il fallait examiner avec soin, si outre les évêques résidentiels, on devait convoquer aussi les évêques simplement titulaires, quelle part revenait dans le concile aux procureurs des évêques empêchés, quel parti était à prendre au sujet des abbés et des généraux d'Ordres. Il y avait en outre à étudier la conduite à tenir relativement à l'admission dans le concile des Eglises orientales non unies, et l'attitude à prendre vis-à-vis des protestants et des jansénistes; à décider enfin si l'on devait, à l'exemple des conciles antérieurs, inviter les princes chrétiens et quel rôle leur serait dévolu au concile.
Nous suivrons dans le détailles délibérations auxquelles ces
questions donnèrent lieu; nous devons y apporter d'autant plus de soins que les adversaires du concile, Sekulte (i) et Friedrich, ont pris occasion des décisions de la commission centrale pour formuler de violentes attaques, et essayer même de mettre en doute la légitimité du concile : les règles canoniques auraient été violées dans la convocation de ses membres.