III. — La Convocation des Abbés et des Généraux
d'Ordres.
Les évêques titulaires ont le pouvoir d'ordre sans la juridiction ; au contraire, les supérieurs généraux des ordres religieux et la plupart des abbés ont une sorte de juridiction épiscopale, potestas (jnnsi episcopalis, mais non le pouvoir d'ordre. Dans les conciles antérieurs, ils ont eu le même rôle que les évêques. Mais il y eut là attribution d'un privilège, non reconnaissance d'un droit. La Commis-
(2) Procès-verbal du 11 novembre 1869. Contre la décision de la Commission centrale et l'admission au concile des évêques auxiliaires, réclament les adversaires du concile Friedrich (Geschichte des Vatikanischen Konzils, I, 696 sqq.) et Schulte (op. cit., p. 246). Le premier n'apporte aucun argument, il s'appuie sur le second. Ce dernier écrit : « La consécration épiscopale n'est pas une raison (de convoquer les évêques titulaires), il est de toi (Conc. Trid. Sess. xxm, can. 4 de sacr. ord.) que le Saint-Esprit est donné par l'ordination sacerdotale, — la consécration ne communique pas une science supérieure, — l'évêque n'a pas à exprimer son opinion personnelle mais à faire office de témoin. » Le premier argument iloit vouloir dire que, le Saint-Esprit étant reçu par l'ordination sacerdotale, il ne reste plus rien à recevoir dans la consécration épiscopale par quoi le sujet devienne capable de prendre part aux actes doctrinaux d'un concile. Schulte aurait pu aussi bien prouver que l'ordination sacerdotale ne confère pas le Saint-Esprit, car il est déjà reçu dans la confirmation, et même dans le baptême. — Si celui qui exerce le magistère dans un concile doit, comme Schulte le suppose dans son second argument, recevoir d'en haut une science supérieure, alors la collation de la juridiction qui distingue l'évêque résidentiel du simple titulaire, ne sulïit pas non plus, car elle n n plus ne communique aucune science supérieure. — Le troisième argument se fonde sur l'erreur déjà réfutée (p. 107 sqq.) touchant le rôle des évêques au concile.