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CONVOCATION DES NON-CATHOLIQUES

VI. — DÉLIBÉRATIONS SUR I." 1 N VIT.VTION A ADRESSES Yt'X KVKQI ES ET AUX CHRETIENS NON CATHOLIQUES ET SUR LA CONDUITE A TENIR A LEUR ÉGARD.

Il s'agissait de savoir si et de quelle manière la convocation du concile serait notifiée aux chrétiens non-catholiques. La Commission centrale distingua naturellement entre ceux qui ont des évoques véritables, validement ordonnés, et ceux qui n'en ont pas; car une invitation à un concile général ne peut être adressée qu'à un évêque.

Prétendent posséder de vrais évêques : les Grecs schismatiques, les Jansénistes et, seuls parmi les protestants, les Anglicans: les autres nient que le Christ ait institué une hiérarchie.

Sur la conduite à tenir à l'égard des Grecs schismatiques, MF Tiz/ani, archevêque de Xisibe et consulteur de la Congrégation préparatoire, fut chargé de rédiger un mémoire i i.

Tizzani commence par une exposition historique des efforts de l'Eglise catholique romaine pour réunir l'Orient à l'Occident, il traite spécialement des tentatives faites au second concile de Lyon et au concile de Florence. Point de doute qu'à l'occasion du concile du Vatican, le siège de Rome ne dût encore employer tous les moyens de procurer l'union. o L'esprit de l'Eglise est un esprit d'unité, de concorde et de charité. » Pourtant Tizzani ne pense pas que les évoques

décider en ces matières. Or, d'après l'histoire, les vicaires capitulaires n'ont jamais été convoqués aux conciles. Friedrich va donc conclure qu'ils ne peuvent pas l'être. Erreur '. D'après Friedrich, le concile du Vatican a tout changé. Il a accordé droit de siège et de suffrage aux évéques titulaires, à quelques abbés et supérieurs d'Ordres : il a exclu les procureurs et les vicaire- capitulaires : ils eussent dû être admis avec les droits épiscopaux. {Op. cit., I. 699.)

(1) Voici les deux questions qui lui furent posées : «Se, in quai modo e con

quali condizioni si debbono chiamare al concilie i patriarchi, arcivescovi et

ovi scismatici délia Chiesa orientale? Kt quatenus négative : Se, in quai

modo, e con quali condizioni si possono ammetterre al concilio, qualora essi

. domandassero d'intervenirvi o in corpo o separalamente? »

séparés puissent être convoqués au concile sans que des négociations préliminaires aient été engagées avec eux; car d'abord, il est inadmissible que ceux qui se sont séparés de l'Église soient d'emblée acceptés comme juges sur des matières de foi ; de plus, s'ils étaient convoqués sans condition, les Grecs scliismatiques pourraient apporter le trouble dans le concile, et élever des prétentions qui menaceraient l'union du corps épiscopal; enfin, la conduite qu'avaient tenue Grégoire X et Eugène IV en pareilles circonstances montrait que des négociations devaient précéder la convocation.

L'exemple de ces mêmes papes enseignait aussi quelles conditions on devait poser à leur admission. Avant d'inviter à Lyon les évèques grecs, Grégoire X avait demandé d'eux la signature d'une formule de foi et la reconnaissance de la primauté romaine. Ces deux précautions étaient encore nécessaires pour que les efforts du siège de Rome ne fussent pas vains. Les Grecs, d'ailleurs, ne pouvaient raisonnablement s'y refuser. Indépendamment des motifs intrinsèques // évidents à tous les yeux, ils avaient l'exemple que leurs prédécesseurs leur avaient donné, non seulement à l'occasion des négociations avec Grégoire X, mais encore au quatrième concile de Constantinople, où les légats du pape, avant la première séance, avaient présenté à tous les évèques un écrit contenant une série d'articles de foi et reconnaissant pour valables les décrets du siège de Rome. Cette formule était d'Adrien II; quiconque ne la souscrivit pas fut exclu des délibérations du concile. Le siège de Rome, cette fois encore, devait imposer les mêmes conditions.

Pour mener à bien cette affaire, le rapport conseillait d'envoyer en Orient un homme sur, d'une prudence reconnue, plein de zèle pour la religion; il rendrait visite aux patriarches et évèques non unis, et s'entendrait amicalement avec • eux au sujet du rétablissement de l'unité, sur les bases des

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