‹ Histoire du Congrès de ParisChapitre 32 sur 43 · IV. Accepté · texte numérisé non relu

IV. Accepté

Y. Eliminé.

à une recUlication de sa Ii'qd-.

tière, etc.

Par con<L juenl, il n'y sera nî crée ni conservé 4'iHwnfliUT mi- Ulaires.

au service de leurs côtes.

Les Puissances l>ollipéi'antes réservent le droit qui Icurappartii nl (le produire, dans un intérêt Européen, des coud 1 1 i* >ns particulières eu sus des quatiiî garanties.

Je T^'ai pas à insister plus longtemps sur l'ensemlile des u cinquième cootre-propositioDS, qui n'eurent, comme pièce du grand pro- "^'"^ cès engagé, <ia*une existenoe tout à fait éphémère. Mais il me paiatl utile de dire quelques mots de ce cinquième point éliminé purement et simplement par la Kussie. U est bon de nippeler qu'au fond, celte cinquième base n'était pas une prétention nouvellement introduite par les Puissances, puisqu'elle n'était que la reproduction, pour ainsi dire textuelle, du préambule du memormàim comromiiqué, kws des Conférences de Vienne, par les Plénipotentiaires de France, d'Autriclie et d'Angleterre, au Pnuee dortschakoff , et accepté par celui-ci dans la séance du 7 janvier lë55. Si la Eussie, malgré celte adhésion, hésitait maintenant à s'engager sur ce point, c'était évidemment parce qu*eUe ignorait encore la nature des engagements qu'on lui demandait et l'importance des concesr

m HISTOIRE

siolis qui eo (ii coulaient. Mais un se rappelle que les Puissances occidentales, lors de la discussion de la ligne de conduilo à suivre pour la présentation de Yuliimaiwm^ avaient prévu cette difficulté, et que, tout en ne croyant pas pouvoir, sans pécher cuntre la jtHiiUiiu o, laisser coiniiiunKîUf r uiliciellcment à la Russie les deui conditions sous-ciiteadues par la ciuquième clause, elles avaient donné toute latitude àTAirtiiclie pour qu'elle indiquât au Cabinet de Saint^éterslNHllf fkapoTtance réelle de rengagement qu'on lui demandait, si elle jugeait la rommunication utile au succès de la néfiociation. Or, la difficullé (lu'oii avait [irévue se présentait : le Gomle lilsterbazjr, tenu à l'écart par la Russie, n'avait pas donné sur ce cinquième point les explications qu'il était autorisé à fournir, et le Cabinet de Saint-Pétersbourg, ne voulant pas souscrire un blanc ^('inLj; (luiit il ne (oiiii.iîssait pas la portée, passait à peu près bOus silence le cuiquième point.

Le Comte Buol, en prévenant le Prince Gortschakoff que la légation d'Autriche h Saint-Pétersbourg serait rap}ielée le 18 si, à cette date, la Russie n'avait pas accepté purement et simplement \ ultimatum, considéra qu'il pouvait être utile de faire connaître au Plénipotentiaire Russe les conditions |>articuiières du cinquième point. Ën conséquence, tout en évitant avec le plus grand soin d'engager aucune discussion sur les contrepropositions, il a[4»rit au Prince Gortscliakoff que les conditions particulières se réduis^iienl à deux, l'une deiiuuidant la neutralisation des lies d'Aland, l'autre l'examen de l'état des territoires à Test de la mer Noire. U est permis de croire que cet éclaircissement, dont l'utilité, je le répète, avait été depuis longtemps prévue, fut pour quelque chose dans la résolution linaie de la Russie.

Le jour même, le Prince (iurtscbakoff adressa son rapport au Cabinet de Saint-Pétersbourg, en demandant de nouvelles instructions.

La résolution de l'Autriche avait remis les choses dans leur

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voie naturelle. L'intérêt, un instant détourné, se reporta phis

vif et plus impatient que jamais sur Sainl-Pétersbuur^. Le temps iiiarchail à giands pas, et la situation avait au moins cela de bon que Tincertitude devait être courte.

Les choses se précipitèrent à Saint-Pétersbourg avec une ra- u* pidité merreilleuse à fiartir du moment où Ton sut que TAu- evénemeni» triclio pousserait jusqu*ou bout les (•ons<^nnenfes de ses ensa- f^'P'.^"'-, gemeuls. Celle [irécipitatioii donna pieiiieinetu raison à la ligne pai ta Prusse, de conduite que les Puissances s'étaient tracée, et prouva une fois de plus que la fermeté peut faire des prodiges* même en diplomatie. Le voile tombait de tous les yeuK. La Prusse, qui, jiisqu'h ce moment, avait jwtagé l'illusicm de la Russie et s'était conlenlée de lui taire des recommandations générales en faveur de la paix, au liéu d'appujer franchement les propositions ÂutricbienneSt comprit enfln tout ce que sa position avait d'équivoque et de dangereux st elle ne se hâtait pas de prendre un ptirli et de se melii»' du cùlé des Tuissaïu es alliées. Elle se vit menacée de tous cùics par une guerre formidable qui ne lui permettrait pas de conserver sa neutraUté. Pour qui serait-elle alors? Avec la Russie ? Mais elle devenait une sorte de province Husse, et toutes ses frontières de terre et de mer étaient exposées aux premiers coups qui seraient portés. La France [lassail le Hliin, l'Aulrielie la menaçait, 1 envahissait peut-être ; ses côtes étaient bloquées, attaquées par les marines réunies de la France, de l'Angleterre et de la Suède. Avec les Puissances occidentales? Mais elle signait son alliance dans la pire t uinldi<m. Elle devenait la première viclime de la Russie sans pouvoir faire croire pcul-élre, de ce côté-ci, à la sincérité de cette conversion tardive. Ne valait-il pas mieux prévenir ces terribles catastrophes en se décidant tout de suite?

Ces salutaires réflexions, que tout Gouvernement sage n'eût |i8S manqué de faire, triomjdièrenl des de^^i^res hésitations de la Prusse. Au moment suprême, eVst-à-dire peu d'heures avant l'acceptation pure et simple de VuUimaiumf le Baron de

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