‹ Histoire du Congrès de ParisChapitre 39 sur 43 · M HISTOIRE · texte numérisé non relu

M HISTOIRE

tiniros Russes avniont transpiré au dehors et nvnient nmoné d'autant plus faciiemeut certains esprits supertidels à croire à une solution heureuse, que le bruit de la signature des préiiminaiies de paix était une demi-vérité» et qu'U n*était pas possible, sans trahir le secret des délibérations, d'expliquer que ce qu ou appelait les préliminaires n'était autre chose ((ue le protocole de Vienne» et que ce protocole avait été, non pas signé, mais simplement parafé et visé dans la première séance» et non pas dans la troisième.

Quoi qu'il en soit, la nouvelle qui nous faisait sourire à Paris avait profondément ému les salons oiu. ifls de la Belgique. Le '2, une lettre écrite par un de nos plus riclies Onanders était arrivée à Bruielles, annonçant l'heureuse issue des Conférences. Cette lettre, qui entrait dans de longs détails sur la troisi^me séance <lu Congres, avait été rouuiiuniquée h M. de Chreplowilcli, qui, dînant le jour inèine chez M. F. Barrot» la montra à son tour À notre ministre. Le Roi Léopold» croyant» comme tout le monde» que la paix était faite» avait félicité M. de Gtireptowitch en Tembramnt avec effusion. Enfin, le Comte Vilain avait été iniormé, lui atis^i» que les préliminaires de paix étaient signés.

M. Barrot» notre ministre en Belgique, eipédia une dépédie à Paris pour rendre compte de tout ce mouvement et demander des éclaircissements. 11 avait eu, du reste, assez de calme et de réflexion pour échapper a l'influence générale, tl je n'ai pas besoin de dire quel lut le sens de la réiionse qu'il reçut. coDgrè» Tandis que Ton persistait à croire en Belgique que la paix '^ilL, était signée, le Congrès s'assemblait pour la cinquième fois le 6 mars. Le même jour, on recevait à Paris la nouvelle que le maréchal Pelissier avait connu, d^s le 58 février, la résolution prise par les Plénipotentiaires le du même mois, relativement à Tarmistice. Le â9» les cbe£s d'étatHuajor des armées alliées et le général Tatchimoff» envoyé par le commandant en chef Russe, s'étaient réunis en conférence au pont de Traktir,

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et la su^nsîoii complète des hostilités avait été décidée. Jusqu'à ce moment, depuis Ventrée de nos troupes dans Séhastopol. Tu uvro de deslnn tion s'était rontimiôe nrtivement. Le génie avait successivement tait sauter, en dépit des c linn< esde paix, le fort SaintrNicolas, les forts Alexandre et Paul, le bassin, les docks, le fort de la Quarantaine et d'autres construc^ lions considérables laborieusement élevées par les Russes.

Jji (It'ronvoiiue de la presse B<'1l'(' rendit les faiseurs de liOUN ♦ Ut'b beaucoup plus réservés. On se montra moins impatient et Ton parut enfin comprendre que la solution d'une aiisai grosse affaire ne pouvait pas être l'œuvre d'un jour. Néanmoins, on vit encore des gens affirmer d'un ton très-cons que les PlénijMit» iiticliresnose réunissaient que par pure forme et que la paix était non-seuiemcnl résolue, mais faite. Dans certaines réunions, ces niaiseries faisaient passer ceux qui les disaient pour des oracles.

Le 8, tous les Plénipotentiaires dînèrent chez le maréclial Vaillant, ministre de la guerre, et ils se retrnuvt rent le môme soir chez Lord Cowley, dont les salons s'étaient ouverts en leur honneur. Les gens qui font métier de tout observer et qui tirent des conséquences à perte de vue de ce qu'ils ont vu ou cru voir, prétendirent que le Comte Oiloff et M. de Buol s'étaient évités et avaient affrcié de ne jkis se parler. ICst-il nécessaire d*» dire que ces prétendues observations u avaient absolument rien de sérieux?

La sixième séance eut lieu le 8 mars et la septième le 10. Le 9, le Moniteur publia la note suivante :

« La prévision de la paix fait naître de nombreux projets d'entreprises. Des conipagnies ii(»uvelles sont en voie de formation et adressent, ciiaque jour, des demandes à l'administration. 11 est du devoir du Gouvernement de résister à des entraînements exagérés qui pourraient compromettre les affaires déjà engagées et porter atteinte au crédit. L'Empereur a décidé que, quelle que puisse être Tissue des négociations

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