‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 104 sur 180 · LIVRE QUATORZIÈME. ÎqT · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME. ÎqT

raient dans un tems de faiblesse intérieure ou extérieure, être contraire au système d'aU liance de toute l'Allemagne ; et qu'il convenait en conséquence que Mayence fât déclarée place d'armes et forteresse de la future confédération du Rhin. C'est par suite de cette observation, que la garde de Mayence fut confiée aux Autrichiens etaux Prussiens; ce quîpourra produire des rixes entrfe eux. Il eût mieux valu peut-être y placer un corps formé du contingent de quatre ou cinq états de la confédération , parce que la grande variété de troupes eût atténué l'esprit de rivalité. Dans la séance du 12 février 181 5, du comité des cinq puisances ^ il fut aussi arrêté qu'outre la ville de Mayence, Luxembourg, Ehrenbreistein et Philisbourg(i), ou un autre point sur le Rhin, seraient forteresses de la ligue germanique. La ville de Landau a été considérée depuis l'a-bandon fait par la France , et le transport fait à la Bavière, comme forteresse de la confédéra-»^ tion. La défense de l'Allemagne a été améliorée encore par le traité de 181 5, qui stipule la démolition dHuningue, et la cession en faveur de

(i) Philisbourg et Ehrenbreistein ayant été presque entièrement démolis par les Français, il a fallu en reconstruire les fortifications. La Prusse s'est occupée de celles d'Ehrenbreistein.

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la Prusse, dp Saarlouis ; mais^ sous ,un autre point plus sérieux sans doute, la défense de l'Allemagne a été atténuée par l'extrême recule^ ment de l'Autriche qui ne couvre plus l'Aile* ipagné méridionale par ses possessions.

Le premier plan défensif contre la France, avait été de rapprocher d'elle l'Autriche, la Prusse et les grandes puissances du centre. Dans cette intention , on avait cédé à la cour de Vienne, des territoires sur les deux rives du Rhin^ et il avait été même question de lui rendre le Brisgaw. Mais depuis, l'Autriche voyant les difficultés nombreuses qu'offrait la restitution de quelques-unes de seà anciennes provinces sur le Rhin ^ y a renoncé pour embrasser un système de concentration qui tend à rappro* cher toutes les parties de la monarchie du point principal qui est l'archiduché d'Autriche. C'est ce même système qui a dirigé les échanges ^ntrd l'Autriche et la Bavière; échanges peu favorables au corps germanique; car, bien que là cour âe Berlin se soit avancée sur les frontières de l'Allemagne à l'occident^ elle ne petit remplacer l'Autriche dans une égale proportion de puissance.

Le CLERGÉ ALLEMAND, malgré les pertes éprouvées lors de la réforme d^ns la. gxierr^e de. trente ans , et sous le règne de Joseph II ,

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