‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 105 sur 180 · LIVRE QUATORZlèME. HgS · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZlèME. HgS

possédait encore , lorsque la révolution éclata ^ trois électorats, et beaucoup d'évêchés et abbayes qui jouissaient de grands privilèges , et même de la souveraineté. A Campo-Formio avait été commencée la spoliation du clergé allemand, et le recès de i8o3 lui avait porté les derniers coups. Ce corps songea, lors de la tenue du Congrès , à réclamer une partie des biens et des honneurs dout il avait été dépouillé. Dans un mémoire qui renfermait le tableau de sa déplo-^ rable situation, il disait « que les sièges épiscopaux étaient presque tous vacans , les chapitres dissous, les prélats dispersés, affaiblis par l'âge, où morts; que la circonscription des diocèses avait été arbitrairement changée ; que beaucoup d'institutions religieuses pour l'un et l'autre sexe, avaient été détruites , et leurs dotations dilapi*dées. En conséquence^ le clergé allemand deman-* dait « que, pour prévenir les maux dont le repos^ et même le salut de l'état étaient menacés , on s'occupât, avant toute chose, de nommer aux sièges vacans et de compléter les chapitres ; qu'on rétablît la discipline ecclésiastique ; qu'on organisât les séminaires et autres maisons d'éducation ecclésiastique; que l'Église catholique fut réintégrée dans la jouissance de ses droits primitifs; qu'on rendit aux chapitres le droit de choisir librement les évéques ; et que ,

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sans égard aux innovations qu'on s'était permises dans ces derniers tems, les rapports entre rÉglise et l'État fussent remis sur le même pied où ils étaient auparavant en Allemagne; en-^ fin y que le principe de l'antique liberté de l'Église germanique^ fut la base de tous les réglemens à faire pour l'avenir.

Le clergé d'Allemagne réclamait toutes ses possessions non encore aliénées , et même ses possessions aliénées, en tatit que, d'après les principes du droit, elles seraient rachetables; et pour le surplus de ses propriétés, il s'en remettait à la justice des souverains dont il attendait, à titre d'indemnité, un supplément suffisant en biens-fonds,, pour la dotation des évêchés, chapitres, séminaires, cures, et celle des établissemens de bienfaisance. L'empereur accueillit avec bienveillance les députés du clergé d'Allemagne, qui étaient le baron de Wamblod , doyen du chapitre de Worms , et l'abbé Heiffrich, prébendier de Spire, et leur promit sa protection. Le cardinal Consalvi remit aussi au nom du pape, au comité germa<« nique, un mémoire pathétique dans lequel il in« tervenait en faveur du clergé allemand.

Dans l'acte fédératif de l'Allemagne, on arrêta, 1** le paiement des pensions accordées à des ecclésiastiques et à des membres des

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