‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 127 sur 180 · LIVRE S £ IZ^I i M E · texte numérisé non relu

LIVRE S £ IZ^I i M E

^arde : ils sont enveloppés, et faits prisonniers. Bientôt une terreur paniqu^e frappe les grands corps de l'armée qui se confondent dans tme fuite précipitée. Trois cents canons , les bagages, la Voiture raérne de Bonaparte ^ dans laquelle se trouvaient son épée , son chapeau, son linge, et iine épaisse liasse de proclamations invitant les Belges à s'insurger : tels sont les premiers fruits de la victoire de Fennecai. Les Français ont 3r5,ooo homines tués ou faits prisonniers ; les Anglais , 1 5,ooo tués : ou blessés ; et les Prussiens , un nombre bien moindre , parce qu'ils n'avaient paru que pour décider l'action.

La bataille de Waterloo , une des plus mé* morables du siècle ^ renversait le pouvoir de l'usurpateur ; et ce qui blessait non moins son orgueil, cette éclatante défaite le plaçait dans une infériorité marquée vis-à-vis de son vainqueur. Celui-ci triomphait dans l'offensive , genre de succès auquel Bonaparte aspirait le plus. En causant de la bataille de Waterloo, Wellington dit : a Que Bonaparie i était jeté sur lui^ ai^ec « une force Arwfe; » expression qui caractérise, la férocité comme le mauvais ordre de l'attaque. Trop vain pour avouer sa défaite , après avoir compté sur un succès presque assuré , Bonaparte l'attribua à des circonstances étrangères : il la rejeta surtout sur Grouchy qui commandait

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35,000 hooinies » et ne vint pas le joindre parce qu'il était contenu par une division prussienne. Mai5 la véritable dause de la déroute de Tanxiée française , se découvre dans rhérqîqae immobi* Hté des bataillons anglais qui, tels qu'un mur d'airain , rendirent vains tous les efforts .dirigés contre eux, jusqu'à l'arrivée des Prussiens qui l^ur penrnt de s'élancer de leurs positions. Bonaparte eut-il été victorieux, à Waterloo , aurait eu bientôt à combattre les Russes et les Autriehiens ; et la guerre un peu plus prolongée, se fût toujours terminée en faveur de l'Europe conjurée. L'usurpateur qui, à trois heures de l'après-^ midi, avait expédié en toute hâte à Paris, un courrier annonçant une victoûre signalée, y ar-* rive lui-même précipitamment dans, une espèce àLÙtcognito^ indice de son embarras, et il apporte la certitude d'une défaite aussi complète qu'irré* parable. Ainsi une campagne de trois jours est Itf dénonment de l'usurpation. Jamais cbàti* mient ne fut plus prompt , ni plus mérité. Que la' flatterie s'efforce maintenant de retrouver le plus grand homme de gnerre qui aii jamais existé^ dans le vaincu de Leipsick et de Waterloo^ dans œhiiqui perdit en peu d'années., les conquêtes db l'héroïsme français dans vingt atn de glierres fameuses !*.. Les généraux qui observé* rf»it Bonaparte dans ses dernière» campagnes,

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