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vaient faire tort à leurs sujets, pour satisfaire Forgueil de l'armée et du peuple français, auxquels il convenait de faire sentir que , malgré quelques avantages partiels et temporaires sur un ou plusieurs étals de l'Europe , le jour de la restitution était arrivé; et que les monarques , alliés ne devaient point laisser échapper cette occasion de donner aux Français, utie grande leçon morale (i). » En conséquence de ces observations du duc de Wellington, l'article pour l'inviolabilité du Musée , n'avait point été admis dans la convention.
A l'arrivée des souverains alliés, les réclamations de différens gouvernemens pour la restitution des objets d'art et des archives, s'étaient de toutes parts manifestées. Borne moderne qui compte parmi les titi^es de sa gloire, de posséder les chefs-d'œuvre de l'antiquité grecque et ramairïe qu'elle apprécie non moins que les jproduc lions des M ichel-Ânge , des Raphaël ^ des Bernin et des Carrache^ éleva la voix. Une assembléeJ'artistes de toutes les nations réunisdans cette ville, se hâta d adresser aux ministres d'Autriche et de Bussie, de Prusse et d'Angleterre, un mémoire par lequel elle sollicitait « que les monumens de
(i) Voyez LeUre du duc de Wellington du »3 septen^bre^ à lord Castlereagh.
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l'art énievés à Borne par les Français , furent rendus à leur destination antérieure qu'aidait consaorée une possession de plusieurs siècles ; Morne aywu toujours été considérée comme le centre de^ arts ef leur meilleure école, sm La trans^ pluiïtalion de ces objets quasi indigènes^à Rome, sor un sol étranger, ajoutait le mémoire, avait eausé une amertume générale à l'Europe qui ré* clamait hautement en faveur d'une ville devenue par un concours de circonstances uniques dans rhistoiredu monde, la capitale des artsj et que c'était là, que le recueillement et une simplicité de vie vraiment patriarcale, en sauvant l'artiste des distractions et du tumulte de Paris, lui assu^ raient ia jouissance pure et tranquille des arts. » Le célèbre sculpteur Canova arriva, avec le titre d'ambassadeur du pape, pour reprendre les divers objets transportés de Rome, et en particulier, la ^'^nw^deMédieis, V Apollon du Belvédère, le Laocoon^ etc. On lui opposait le traité de Tolentino par lequel Pie VI avait cédé ces objets; mais le Vatican ne reconnaissait plus là validité de ce traité qu'il regardait comme l'ouvrage de la violence. Cànova obtint la restitution de ce qu'il réclamait ; néanmoins le pape, en reconnaissance de la complaisance de I^ouis XVIII, lui abandonna plusieurs morceaux d'une grande perfection.
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L'empereur d'Autriche fit ramener à . Veniee, les fameux chewiux de Corinttw qu'on avait pkcé? sur Tare de triomphe des Tuileries, ainsi qu'une figure représentant le lion de Saint-Marc. 11 exigea aussi la remise des manuscrits pris dans les bibliothèques de Vienne. Le roi d« Prusse ne laissa rien de ce qui avait été jsoustrait de ses états, et même des pays récen^raent réunis à sa monarchie ; mais on ne put retroo^ Ter l'épée victorieuse de Frédéric II qui avait été déposée à l'hôtel des Invalides*
Le roi des Pays-Bas s'était adressé pour le te^ cDuvrement de ce qui lui appartenait , au duc de Wellington qui commandait ses troupes; oe général en paria au ministre de Talleyrand, en le priant cie mettre la demande sous les yeux du roi. Mais le ministre avait donné à entendre qu'il ne serait rien prescrit de positif à ce sujet; et que le duc de Wellington pouvait faire ce qu'il jugerait à propos. Le S"^. Denon, directeur du Musée , se prévalant de ce qu'il était sans autorisation pour livrer les tableaux, avait r^ pondu qu'il nq^ céderait qu'à la force; et aussitôt Wellington avait fait prévenir le gouvernement, de sa résolution d'envoyer des troupes pour enlever les tableaux réclamés : mais ces voies de rigueur furent inutiles , parce que déjà un détachement prussien occupait la galerie ; et
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l'enlèvement se fit sans résistance. Cette opération qui avait la forme d'une exécution militaire, «xcila dans Paris du mécontentement. Le duc de Wellington, dans une lettre du a3 septembre à son gouvernement, justifiait sa conduite par différens motifs.
Les monarques alliés avaient nommé des plénipotentiaires qui se réunissaient presque tous les jours, chez lord Castlereagh , dans de longues conférences dont on tenait protocole. Les plénipotentiaires étaient, outre lord Castlereagh pour l'Angleterre, le duc de Wellington; pour l'Autriche, le prince de Metternich et le baron de Wesseîiberg ; pour la Prusse , le prince de Hardenberg et le baron de Humboldt; pour la Russie, le prince de Rasoumoffski et le comte de Nesséirode. Ce dernier fut depuis remplacé par le comte de Capo-d'Istria.
Les premières négociations entre ces ministres et ceux de Louis XVIil, eurent pour objet, 1*^ de régler le mode de nourriture et d'entretien des troupes alliées qui étaient sur le territoire français;
'2^ De déterminer l'autorité qui serait exercée par les administrateurs, ainsi que par les gouverneurs nommés par les alliés, sans que le pouvoir des fonctionnaires français fût entravé.
La difficulté la plus sérieuse se renctjntra
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au. sujet de Taraiée française qui, ayant évacué Paris, le 5 juillet, après la conclusion de Tarmistice, avait passé la Loire; et ne voulait point se séparer malgré Tintimation qu'elle en avait reçue. Elle menaçait même de se maintenir par la force dans les départemens où elle était can* tonnée. Des batteries de canon avaient été disposées sur les rives de la Loire; des pontsavaient été coupés , des redoutes avaient été élevées, des villes avaient été mises en état de siège, et des réquisitions de tout genre avaient iieu par ordre de Davoust qui commandait cette armée. Les puissances exigeaient le prompt licenciement des troupes qui n'avaient point encore reconnu Louis XVIII; et comme cette mesure tardait à s'exécuter, les mêmes puissances avaient ordonné de diriger contre l'armée de la Loire, trois cent mille Russes, autrichiens et prussiens pour la désarmer à la fin de l'armistice. Quoiqu'il fut expiré,les troupes françaises restaienttoujours sur pied, ne voulant reconnaître que Davoust pour leur général ; et ce ne fut qu'après de longues négociations entre celui-ci et le ministère, qu'on parvint à lui faire résigner le comr mandement entre les mains du maréchal Macdonald , et à opérer le licenciement des corps de l'armée de la Loire. Les dispositions de cesr troupes, leur obstination, et les intentions rebelles
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qu'on leur supposait, nuisirent beaucoup aux intérêts de la France dans Tesprit des alliés , et servirent de prétexte pour prendre des sûretés contre une nation dont Tesprit guerrier se montrait encore sous des dehors si dangereux. Ainsi, les dispositions des monarques et des cabinets étrangers envers la France, reposaient sur deux sentimens dont l'un se rapportait à la maison de Bourbon qui leur inspirait toute confiance; et l'autre était relatif à la nation française qui, maU gré toutes les forces accumulées sur son terri* toire, et sous lesquelles elle était contrainte de plier, continuait à être un objet sinon de terreur, du moins d'inquiétude, et Uéeessitait une active vigilance.
On a vu que Bonaparte, pour s'affectionner la cour de Londres, avait décrété l'abolition immé-* diate de la traite des noirs pour tout l'empire français et ses colonies : le ministre anglais qui avait suivi Louis XVIII à Gand , n'avait pas manqué de faire valoir celte prohibition de l'usurpateur, pour obtenir du roi une décision pareille ; et Louis XVIII, jeté dans une position où il ne pouvait rien refuser à l' Angleleife , avait promis aussi l'abolition immédiate de la traite. Dans la quinzième conférence tenue à Paris, le 27 juillet, entre les plénipotentiaires des al* liés, lord Gastlereagh, après avoir annoncé que .