‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 149 sur 180 · LIVRE DIX*6ëPTIKME · texte numérisé non relu

LIVRE DIX*6ëPTIKME

sa cour venait de donner l'ordre de suspendre les hostilités contre les côtes de France^ ob^rva a qu'il y avait lieu de prévoir que des armateui^s français pourraient se livrer de nouveau à la traite des nègres , dans la croyance que l'abolition absolue, totale et immédiate décrétée par Bonaparte, avait cessé avec ses pouvQirs;que ce^ pendant de fortes considérations puisées dani de% motifs d'humanité , et dans l'intérêt même de l'autorité du roi, invitaient à ne pas différer de confirmer en France l'abolition immédiate du commerce des noirs; que si , à l'époque du traité de Paris, le ministère français avait pu désirer que la cessation de ce commerce ne fût amenée que graduellement et dans un inter-^ valk de cinq ans, pour donner au roi l'avantage d'avoir ménagé les intérêts de la classe des Français propriétaires dans les colonies; raain^ tenant que la défense absolue avait été pro*noncée , la question se présentait tout différem- • ment : que si le roi révoquait cette défense, il justifierait le reproche fait à l'ancien gouvernement français d'autoriser les réactions, et ferait naître au:dehors, et nommément en Anglet€rre, l'opinipn d'une opposition systématique aux idées libérale^; qu'ainsi le moment paraissait arrivé où les alliés ne devaient pas hésiter à donner un ^ppui formel à l'interdiction imipé-

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diate et entière du commerce des noirs, de la part des Français; interdiction dont la nécessité avait été reconnue en principe, dans les délibérations du Congrès de Vienne. »

Les divers membres de la conférence , en partageant l'opinion de lord Castlereagh, furent d'avis que, par ménagement pour l'autorité et ' la considération du roi, il convenait de faire à son cabinet, les insinuations confidentielles qui précèdent ordinairement les notes verbales, afin de porter S. M. T. C. à prendre de son propre mouvement la mesure désirée, et lui laisser une initiative qui en écartant au-dedans du royaume, l'idée d'une tendance à une réaction, concilierait au roi dans l'étranger, les suffrages des partisans des idées généreuses. En conséquence, le même jour, lord Castlereagh écrivit au ministre prince de Talleyrand, « qu'en lui rappelant l'ordre donné par l'amirauté anglaise, de suspendre les hostilités contre le papillon français, il lui faisait part que sa cour lui avait enjoint d'inviter S. M. T. C. à porter toute son attention sur le comnfierce des esclaves ajourd'hui interdit aux sujets français, lequel ne pourrait être rétabli que par une ordonnance du roi; ce qu'on était fort éloigné d'appréhender, puisque ce commerce était aboli par le feit, surtout d'après les assurances données à

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