‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 156 sur 180 · LIVRE D1X.-SEPTIK1IS · texte numérisé non relu

LIVRE D1X.-SEPTIK1IS

éciairéâ. Tantôt et le plus souvent, il se déchaînait contre les Anglais: d'autres fois, il regrettait qu'ils leussent repoussé^ quand il voulait en faire ses meilleurs amis. « RéunU, disait-il, nous eus- « sùms, conquis le monde. » Pensée insensée qui prouve que ce perturbateur n'avait pas plus d'idée de la politique britannique et de Tambi^ tion qui peut animer un peuple généreux, que de fa mesure des forces humaines.

L*exilé passait la meilleure partie de ses sombres loisirs, à développer des rêveries sur l'avenir, ou à porter de faux jugemens sur le passé. Ses conversations et ses dictées se distinguent

nant de cet empire, fut voir Bonaparre comme objet de curiosité. «Le prisoitinier^ div-il, déclamait plutôt qu'il ne par- « lait, et pendant la demi- heure que lord Amherst et moi, « sommes restés avec lui, il nous parut occupé de Tunique « soin de pénétrer son auditoire de ses idées , afin qu'on les

« répétât 5a méthode de traiter les grandes questions

« politiques, pourrait dans un autre, être qualifiée de char- <c latanisme ; mais chez lui , ce n'est que le développement » du système empirique qu'il avait persounellement adopté. « Malgré toute l'attention qu'on peut supposer qu'il a ap- « portée à connaître notre gouvernement, on peut cepen- « dant dire qu'il n'en a qu'une connaissance imparfaite. « Toutes ses observations touchant la politique de l'Angle- « terre, et ayant rapport aux événemens passés pu à vepir, « étaient (vlapiées au despotisme. •

Digitize'd by VjOOQ IC

43îl CONGRUES DE VIENNE.

par le ton d'infaillibilité , ainsi que par Taprêté et l'arrogance habituelle de l'expression. Son discours animé par la passion et par la haute opinion qu'il avait de lui-mérpe, le porte à tout dégrader. On cherche vainement l'appréciateur équitable et l'homme moral. Suivant lui, les Anglais sont des marchands trompés et trompeurs \ et le peuple français à qui il devait bien quelques égards , s^pour qualités dominantes, la vanité y la légèreté et le caprice: lord Castlereagh dont le génie courageux soutint la persévérance des puissances alliées, n'était qu'un imbécille; et le cabinet anglais qui avait combiné la ligue qui le renversa, n'était qiCuri composé de sots. S'il parle des premiers capitaines de son teras, le général Moreau n'était tout au plus capable que de conduire une division; ie prince de Schwartzemberg qui, à Leipsick, dirigea deux cent mille combattans, et depuis, le vainquit à la Rothière et à Bar-sur-Aube , n'était pas même en état de commander six mille hommes; Blûcher n'était qu'un hussard; Wellington un homme presque nuly qui^ à fTaterloo^ ne fit que des sottises; sottises qui lui valurentla victoirela plus complète , ainsi que d'autres sottises de qe genre lui avaient procuré des succès à Vimeira, à ïalaveyra , à Busaco, à Torres-Vedras, à Salamanque,

Page 1