‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 162 sur 180 · LIVRE DIX^HniflilCZ · texte numérisé non relu

LIVRE DIX^HniflilCZ

des portions importantes de cette monarchie en vue de l'affaiblir; qu'il fallait savoir à qui les donner : et que le royaume des Pays-Bas qui était l'état que les alliés se proposaient principalement de garantie, n'avait pas une armée assez nombreuse pour occuper des places d'une enceinte aussi considérable que Lille et Yalencien^ nés. Le duc de Wellington dont le généreux caractère ne se démentit pas plus dans la paix que dans la guerre , pensait « qtion poui^aic^ en fortifiant quelques villes sur ia frontière des Pays-Bas , suppléer à la cession de plusieurs places de la Flandre français. » ^ ^

Le comte Capo-d'Istria, l'un des plénipotentiaires russes, transmit, le i6 juillet, aur autres ministres , une note en forme de mémoire, daqs laquelle 41 discutait la situation présente de la France vis-à-vis des alliés* Dans cette pièce remarquable par l'enchaînement du raisonnement, le plénipotentiaire russe établissait que la déli* vrance de la France du joug de Bonaparte et la réintégration de Louis XVIII sur le trône , premier objet de l'alliance des souverains , avaient été atteints ; mais qu'il en restait deux autres à remplir qui étaient de placer la France dans la situation intérieure et dans les rapports exté* rieurs rétablis par le traité de Paris; comme encore de garantir à la France, le maintien inva*

/|48 CONGRÈS DE VIENNK.

. riable des transactions fondées sur le traité de Paris, et complétées par les actes du Congrès de Vienne.

Çapo-d'Istria admettait « que le repos de la France et celui de l'Europe, ne pouvaient se consolider qu'autant que la première comme corps politique, serait mise dans l'impossibilité de porter atteinte à ce repos indispensable ; que c'était du principe de l'état actuel de l'esprit public en France , et du traité du aS mars , que dérivaient en raison composée, toutes les questions relatives aux garanties K\ae les alliés avaient le droit d!exiger de la nation française, à l'effet d'assurer d'une manière à la fois sûre et permanente, le résultat des grands sacrifices que les souverains alliés avaient faits au bien général, et que ces garanties devaiei^t être morales et réelles \.,, que les garanties réelles pouvaient consister soit dans le resserrement des limites assignées à la France parle traité de Paris, soit dans l'enlèvement de la ligne de défense qui garantit ses frontières ou la destruction des fortifications; soit dans la privation de tout le matériel de son état militaire et la destruction de ses sources ; soit dans une forte contribution pécuniaire qui mettrait pour long- temps la France dans l'impossibilité de se relever de la crise actuelle. « Or, continuait le plénipoten-

Page 1