LIVRE DJX-HUITlèMlî
tîaire rosse , les puissances alliées, en prenant leurs armes contre Bonaparte et ses adhérens/ n'ont point considéré la France comme un pays ennemi. Maintenant qu'elles occupent leroyaum^ de France, elles ne peuvent donc y exercer le droit de conquête. Le motif de la guerre a été le maintien du traité de Paris, comme base des stipulations du Congrès de Vienne. La fin de la guerre ne saurait donc exiger la modifica* tion du traité de Paris , et celles qui s'ensuivront nécessairement pour toutes les transactions subséquentes.
« Conséquemment, si toutes les puissances alliées devaient , dans les circonstances présentes, exercer en France le droit de conquête, il faudrait nécessairement qu'un nouveau traité déterminât au préalable les motifs de ce changement de système, et en fixât les principes; mais ces motifs et ces principes seraient en contradiction avec ceux q«ii ont été consacrés par le traité de Paris et par toutes les stipulations de Vienne; stipulations qui ont eu pour but de reconstruire les états respectifs sur une échelle propre à rétablir un juste équilibre en Europe. En portant atteinte à l'intégrité de la France, il faudrait revenir sur toutes les stipulation^ de Vienne, procéder à de nouvelles distributions territoriales, combiner un nouveau système d'équi- II. ^9
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libre. Cette opération /difficile et peu analogue aux principes libéraux qui caractérisent la politique des grandes puissances 9 provoquerait une divergence dan& la conduite uniforme qu'elles ont suivie jusqu'ici, et de laquelle seule les peuples attendent leur repos.
« Le3 alliés ont reconnu le roi de France durant l'usurpation de Bonaparte : il vient d'être replacé sur son trône par la force de leurs armées. Il est donc de leur justice , autant que de leur intérêt, d'affermir l'autorité de ce monarque , et de l'aider du concours de toute leur puissance, à ne fonder que sur un intérêt gêné- . rai et national , la forme de Son gouvernement. Ce serait détruire dès son principe la restauration de cette raonarcbie , que d'obliger le roi à consentir à des concessions qui donneraient au peuple français, la mesure de la méfiance avec laquelle les puissances alliées envisagent la sta- . bilité de leur propre ouvrage. Affaiblir directement les forces de la nation française, pourl'o* bliger à respecter le gouvernement que l'Europe xveut reconnaître comme légitime, ce serait pour elle une calamité ; ce serait justifier peut - être toutes les horreurs de la révolution , faire croire à la France que la guerre n'est pas terminée , et engager les puissances à se tenir en mesure de la faire avec succès. »