LIVRE DIX^HUITlàME
ter de la France, déjà réduite, par ie traité du 3o mai 1814? à ses anciennes dimensions. De plus , la Russie ne pouvait participer à des ces* siens de territoires presque uniquement susceptibles de tourner au profit des voisins de ia France. La position de la cour de Pétersbourg lui permettait donc de penser autrement que les états qui, tels que la Prusse et les Pays-Bas principalement^ se trouvaient exposés au premier choc des armées françaises.
Quoi qu'il en soit, entre les différens avis qu'on vient de rapporter, on adopta comme terme moyen, celui de détacher seulement de la France , plusieurs districts et places frontières, et de lui fnire payer une forte indemnité pécuniaire. Cette douj:)ie résolution, consignée dans un projet de traité, fut signifiée aux plénipotentiaires français, dans la conférence du 20 septembre, par les plénipotentiaires des alliés.
Ce projet, en confirmant les principales bases du traité d0 Paris du 3o mai 1814, y apportait Jes modifications suivantes : A savoir , i^ qu'une ligne de démarcation nouvelle, du coté du nord , plaçait le canton de Condé hors de la France ; ce qui avait lieu également pour le ter^ ritoire de Philippeville et de Mariênbourg , et le canton de Givet. Sarre-Louis et Landau devaient appartenir à l'Allemagne,
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Du coté de l'Est, le fbrl de Joux devait être cédé à la confédération helvétique, et le fort de l'Écluse être placé hors de la frontière de France qui renonçait à tenir garnison dans Monaco^ Les fortifications de Huningue devaient être démolies.
Les puissances alliées exigeaient de la France une contribution de guerre de six cents millions.
La France se chargeait d'une partie des frais qu'entraînerait la construction d'un certain nombre de places sur les frontières op{>osées aux siennes.
Indépendamment de Tindemnité de six cents raillions, le gouvernement français devait payer aux alliés deux cents millions pour couvrir une partie des charges résultantes du rétablissement de leur système défensif, et cédait de plus les places de Coudé, de Givet, de Charlemont et de Sarre-Louis avec des rayons convenables.
Un corps de cent cinquante mille hommes de troupes des alliés, devait enfin occuper provisoirement des positions militaires le long des frontières de la France.
A ce corps d'armée étaient confiées les places -tleValenciennes,Bouchaiu, Cambrai, Maubeuge « Landau, le Quesnoy, Avesue, Rocroi, Lougwi, Thionville, Bitch, et les têtes de pont de Fort- Louis, etc. La France entretenait l'armée d'oc* cupation.