‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 168 sur 180 · LIVRE BlX-HUITlèME · texte numérisé non relu

LIVRE BlX-HUITlèME

« Des cessions exigées de S. M. T. C. lui seraient imputées à crime, comme si elle eût acheté par là les secours des puissances, et seraient un obstacle à raffermissement du gouvernement royal, si important pour les dynasties légitimes, et si nécessaire au repos de l'Europe, en tant que ce repos est lié à la tranquillité de [a France.

« Enfin des cessions exigées de S. M. T. G. détruiraient, ou altéreraient du moins cet équilibre à l'établissement duquel les puissances ont voué tant de sacrifices, d'efforts et de soins; ce sont elles-mêmes qui ont fixé* l'étendue que la France devrait avoir. Comment ce qu'elles jugeaient nécessaire, il y a un an, aurait-il cessé de l'être ? II y a sur le continent de l'Europe deux états qui surpassent la France en étendue et en population; leur grandeur relative croîtrait nécessairement en même raison que la grandeur absolue de la France serait diminuée. Cela serait-il conforme aux intérêts de l'Europe ? Cela conviendrait-il même aux intérêts particuliers de ces detix états dans l'ordre des rapports où ils se trouvent l'un à l'égard de l'autre?

«Si, dans une petite démocratie de l'antiquité, le peuple en corps, apprenant qu'un de ses généraux avait à lui proposer une chose fort

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