‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 169 sur 180 · GONGlè^ DE VIBNBrB · texte numérisé non relu

GONGlè^ DE VIBNBrB

difficile, mais qui n'était pas juste, s'écria, d'une voix unanime, qu'il ne voulait pas même savoir quelle était cette chose, conofment serait-il possible de douter que les monarques de FEurope ne soient unanimes dans une circonstance où ce qui ne serait pas juste, serait encore pernicieux?

a C'est donc avec la plus parfaite confiance que les soussignés ont l'honneur de soumettre aux souverains alliés les observations qui précèdent; cependant, et malgré les inconvéniens attachés à toute cession territoriale dans les circonstances actuelles, S. M. consentira au rétablùsemeni des anciennes Umites sur les points où il a été ajouté *à l'ancienne France par le traité du 3o mai.

« Elle consentira pareillement au paiement dune indemnité ^ mais qui laisse le moyen de suffire aux besoins de radministration intérieure du royaume ;- sans quoi il serait impossible de parvenir au rétablissement de l'ordre et de la tranquillité qui a été le but de la guerre.

« Elle consentira encore à une occupation provisoire. Sa durée, le nombre des forteresses et l'étendue des pays à occuper, seront l'objet des négociations; mais le roi n'hésite pas à déclarer dès ce moment, qu'une occupation de

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sept années étant absolument incompatible avec la tranquillité intérieure du royaume, est entiè* rement inadmissible.

<s Ainsi, le roi admet en principe : des cessions territoriales sur ce qui n'était pas l'ancienne France; le paiement d'une indemnité; l'occupation provisoire par un nombre de troupes et pour un tems à déterminer.

c( S. M. T. C. se flatte que les souverains , ses alliés 9 consentiront à établir la négodation sut ces trois principes, aussi bien qu'à porter dans le calcul des quotités, l'esprit de justice et de modération qui les anime, et qu'alors l'arrangement pourra être conclu très-prgmptement à la satis£action mutuelle. Si ces bases n'étaient pas adoptées, les soussignés ne se trouvent pas autorisés à en entendre ou à en proposer d'autres, »

Cette note était à certains égards sophistique; mais il n'y avait dans le moment présent, d'autres armes à opposer à la force, que l'adresse et la subtilité.

Les ministres des alliés répondirent, le aa septembre, par la contre^note suivante : « Les soussignés plénipotentiaires des quatre cours alliées ont reçu la note par laquelle MM. les plénipotentiaires de France ont répondu aux commujùcations qui leur avaient été faites dans la conférence du Qo de ce mois, relativement à un

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arrangemeot définitif. Ils ont été surpris de trouver, dans cette pièce, «/«« longue suite d'observations sur le droit de conquête, sur la nature des guerres auxquelles il est applicable, et sur les raisons qui auraient dû empêcher les puis-^ sauces d'y recourir dans. le cas présent.

« Les soussignés se croyant d'autant plus dispensés de suivre MM. les plénipotentiaires de France dans ce raisonnement, qu'aucune des propositions qu'ils ont faites, par ordre de leurs augustes souverains, pour régler les rapports présens et futurs entré la France et l'Europe , n'était basée sur le droit de conquête , et qu'ils ont soigneusement écarté, dans leurs communications, tout ce qui pouvait conduire à une discussion de ce droit.

« Les cours alliées considérant toujours le rétablissement de l'ordre et raffermissement de l'autorité royale comme l'objet principal de leurs démarches; mais persuadées en même tems que la Fance ne saurait jouir d'une paix solide , si les nations voisines ne cessent de nourrir^ visà-vis d'elle, soit des ressentimens amers, soit des alarmes perpétuelles, ont envisagé le principe d'une juste satisfaction pour les pertes et les sacrifices passés, ainsi que celui d'une garantie suffisante de la sûreté future des pays voisins, comme les seuls propres à mettre un terme à

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