liVre dix-huitième
moyens de toute espèce, pour résister au danger d'une^ invasion.
et Sans entrer dans ces considérations majeures , MM. les plénipotentiaires de France admettent cependant le principe des cessions, relativement aux points que le traité de Paris avait ajoutés à Tancienne France. Les soussignés ont de la peine à comprendre sur quoi cette distinction pourrait être fondée; et en quoi consisterait sous le point de vue rétabli par les puissances alliées, la différence essentielle entre Vancien et le nouveau territoire. Il est impossible de supposer que MM. les plénipotentiaires voulussent reproduire dans les transactions actuelles, la doctrine de la prétendue inviolabilité du territoire français. Ils savent trop bien que cette doctrine mise en avant par les chefs et apôtres du système révolutionnaire, formait un des chapitres les plus choquans du code arbitraire qu'ils voulaient imposer à l'Europe. Ce serait complètement détruire toute idée d'égalité et de réciprocité entre les puissances, que d'ériger en principe que la France a pu, sans difficulté, étendre ses dimensions, acquérir des provinces, les réunir à son territoire par des conquêtes ou par des traités, tandis qu'elle jouirait seule du privilège de ne jamais rien perdre de ses anciennes possessions, ni par les malheurs
de la guerre , ni par les arrangemens politiques qui en résulteraient, etc. » Cette note était signée au nom des puissances alliées , par le comte de Rasoumoffski et Capo-d'Istria , par le prince de Metternich et le baron de Wessenberg, pçir lord Castlereagh , le prince de Hardenberg et le baron de Humboldt
Les conditions imposées par les alliés, étaient sévères : mais obligés à tant d'efforts et de dépenses, ils se croyaient en droit de tout exiger; et pensaient même être généreux, alors qu'on les accusait de violence, et de méconnaître, les droits de l'alliance. Le ton des plénipotentiaires ne laissait aucun espoir d'obtenir d'eux, une composition beaucoup plus favorable lorsque le changement du ministère français leva une partie des difficultés qui arrêtaient la conclusion de la paix. Alexandre, sans avoir la prétention de composer à son gré, le ministère français , ne voyait qu'avec déplaisir , le prince de Talleyrand à la tête du cabinet, et il avait témoigné à Louis XVllI, que si la retraite de ce ministre et de ses collègues avait lieu, il s'engageait à faire diminuer de cent millions, la contribution de guerre qui devait être imposée à la France. Il était difficile que le roi ne profitât pas d'une proposition aussi importante pour le soulagement de son peuple : il la