‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 172 sur 180 · LIVRE DlX-HUlTlÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DlX-HUlTlÈME

fit connaître au minisire Talleyrand, qui sentant qu'il ne pouvait retenir plus long-tems le portefeuille, quand un intérêt aussi sérieux était attaché à sa retraité , alla accompagné de ses collègues, porter sa démission. Le roi Tagréa, en faisant part de nouveau des promesses de l'em»pereur de Russie.

Le nouveau ministre des affaires étrangères et président du conseil , fut le duc de Richelieu. Ce seigneur, en acceptant un poste aussi difficile, qui le plaçait en quelque sorte sur la brèche., en présence de toutes les factions de l'intérieur , et vis-à-vis de l'étranger exigeant de grands sacrifices , donnait une preuve éclatante de soumission et de dévouement. Mais il est des postes qui, pour les grands cœurs, se calculent, moins d'après les jouissances, que d'après les obstacles et les traverses. Le duc de Richelieu obéit autant à l'impulsion de son ame qu'aux hct norables invitations de Louis XVIIl et de l'empereur Alexandre. Sujet du premier par la naissance, il était uni au second par les liens et la reconnaissance et de l'aniitié ; il sut conciher ses devoirs et ses sentimens.

Avant de rentrer dans le cours des négociations qui amenèrent une paix définitive entre la France et les alliés , il convient de parler du

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traité de la Sainte- Alliance arrêté le 216 septembre 181 5. Cet acte, sorti en entier de Tame de l'empereur Alexandre qui en fit voir la minute écrite de sa main à lord Gastlereagh , fait connaître à l'univers^ la base aussi pure qu'honorable, que les souverains d'Autriche, de Russie et de Prusse, se proposaient de donner aux opérations de leurs cabinets. A la fois politique et religieux, cet acte a pour caractère propre, la charité chrétienne^ ou ce sentiment de bienveillance universelle qui s'étend à tous les souverains et à tous les peuples.

Alexandre I , François I et Frédéric Guil* laume III, déclarent a que ce traité n'a pour « objet que de manifester à la face de l'univers^ « leur détermination inébranlable de ne prendre « pour règle de leur conduite , soit dans l'admi- « nistration de leurs états respectifs, soit dans jBt leurs relations politiques avec tout autre gou* « vernement , que les préceptes de la religion « chrétienne; préceptes de justice, de charité « et de paix qui , loin d'être imiquement apte plicables à la vie privée , doivent au contraire a influer directement sur les résolutions desprin-- « ces , etc. , etc. »

A. n'envisager cet acte que dans sa forme , on pourrait lui contester le nom de traité ; car un

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