‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 174 sur 180 · LIVRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIX-HUITIÈME

pes étrangères sur le territoire français qui devait être de sept années, fîit restreint à cinq, par suite de la même estime.

Dans les conférences du 1 5 et du 20 octobre, le duc de Richelieu régla avec les plénipotentiaires des alliés, 1° ce qui regardait l'organisation de l'armée étrangère qui devait rester en France ; 2° les rapports de cette armée et de ses généraux avec les autorités françaises ; et 3^ ce qui avait trait à l'évacuation du territoire français par les troupes qui ne faisaient point partie de cette armée.

La rédaction des conventions contenant ces arrangemens, emporta beaucoup de tems; ce qui explique le retard mis à là signature du traité définitif qui n'eut lieu que le ao novembre. Dans le préambule de ce traité, les monarques alliés, les empereurs d'Autriche et de Russie , le roi de Prusse et le prihce-régent d'Angleterre, disaient, « qu'ils avaient reconnu que « l'indemnité due aux puissances ne pouvait être « ni toute territoriale , ni toute pécuniaire , sans a porter atteinte à l'un ou à l'autre des intérêts « essentiels de la France , et qu'il serait plus con- « venable de combiner ces deux modes de ma-' a nière à en prévenir les inconvéniens; qu'ayant « adopté cette base pour leurs transactions ac- « tuelles , et se trouvant également d'accord sur

« celle de la nécessité de conserver, pendant un « temps déterminé, dans les provinces frontières ce de la France, un certain nombre de troupes « alliées , elles étaient convenues de réunir les te différentes dispositions fondées sur ces bases tt dans un traité définitif. »

Après un préambule qui tâchait de pallier les sacrifices exigés de la nation française, en les lui faisant envisager comme nécessaires et même utiles pour elle, le traité fixait dans une longue suite d'articles , l'ordre présent des choses.

L'article i®^ conservait l'état des frontières tel qu'il était en 1790, mais avec les modifications suivantes :

Les territoires enclavés de Philippeville et de Marienbourg , y compris les places de ce nom et le duché de Bouillon , étaient mis hors des frontières de France : il en était de même de Saar-Louiset du cours de la Sarre, avec les endroits situés à la droite de cette rivière et de leurs banlieues.

Tout le territoire sur la rive gauche de la Lauter,sans en excepter la place de Landau, était réuni à l'Allemagne , à l'exception de la ville de Weissembourg.

lia moitié du pont entre Strasbourg et Kehl , devait appartenir à la France , et l'autre moitié au grand-duché de Bade. - ^

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