LIVRE NEUViiïME
que les souverains alliés s'employassent pour engager la France à lui rendre au moins une partie du territoire qu'elle occupait en Savoie. La plupart de ces points iraportans furent accordés au roi de Sardaîgne qui céda à Genève, la partie de la Savoie située entre la rivière d'Arve et le Rhône, outre celle comprise entre la grande route du Simplon, le lac de Genève et le territoire de cette ville; ce qui ajoutait au canton de Genève.une population de douze mille âmes, et relevait au rang des cantons de seconde classe. Par l'effet de ces différentes mesures, la ville de Genève se trouva annexée à une confédération honorée, et capable de tempérer la fougue de tête de ses concitoyens et leur gbût pour les abstractions.
Le plénipotentiaire espagnol, Labrador, avait demandé qu'on mît en réserve les fiefs impé* riaux pour les faire entrer dans les indemnités dues à rinfant de Parme ou autres princes; mais on n'avait point tenu compte de cette demande. '
Le Valais , ancien allié de la confédération sui&se, ainsi que le pays de NeuchâteL^ cédé par la Prusse à la France, en 1806, et remis ensuite au maréchal Berthier (i), furent aussi éri-
(i) Le roi de Prusse, en rentrant, en 181 4, dans la
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gés en cantons. Ces trois nouveaux: états rendaient l'union helvétique plus solide. Genève couvre la Suisse du côté de la France, et présente comme une espèce de tête de pont, tandis que la possession de Porentruy et de l'évêché de Bâle par le canton de Berne, ajoute beaucoup à la force de résistance de la confédération. La Valteline, à cause de l'importance de ses passages qui établissent une communication entre l'Allemagne et l'Italie , avait toujours été ambitionnée par les souverains du Milanais , et avait été, -au commencement du XVir siècle, l'objet d'une vive querelle qui dégénéra en guerre ouverte entre la France et l'Espagne. Le directoire français, occupé du projet de pénétrer à volonté dans l'Allemagne méridionale, avait détaché des ligues grises la Valteline et les comtés de Chiavenna et de Bormio, et les avait incorporés à la république cisalpine qui était entièrement à sa disposition. L'empereur d'Autriche , redevenu maître du Milanais, ne songea point d'abord à conserver ces pays. Le baron de Vessenberg avait même remis, le lo décembre, une note par la-
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possession de Neuchàtel , avait accordé en dédommagement au mai:échal Berthier «ne pension viagère de 33,ooo francs, écus de Prusse , dont la moitié était réversible à son épouse.