‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 40 sur 180 · LIVRE dixièhÎe:. ^ IO · texte numérisé non relu

LIVRE dixièhÎe:. ^ IO

Dans la conférence du Congrès du lo décembre, il fut donné lecture d'un mémoire du che* vàlier Labrador, par lequel le plénipotentiaire, espagnol, en accédant à la réunion de Gènes au Piémont,, y ajoutait les réserves suivantes :

« 1^ Que cet arraugemept serait considéré « compie provisoire, jusqu'à ce que le système « général de l'Italie eût été arrêté ; .

(c :t^ Que les fiefs dits impériaux ne feraient « pas partie de cette disposition, jusqu'à. ce qu'il « eût été statué sur les moyens de compenser « en faveur des duchés de Parme , de Plaisance « et de Guastalle , ce qui en avait été distrait « par le traité de Paris. »

La commission , pour l'affaire de Toscane et Parme, était composée du chevalier Ijabrador, du baron de Wessenberg, du comte Alexis de Noailles, de lord Clancarty et du comte de Nesselrode. Mais ces plénipotentiaires ne se réunirent point dans des séances régulières^ parce que la question en ce qui concernait la restitution de la Toscape àl; son ancien souverain, l'archiduc Ferdinand, était déjà décidée, non seulement par l'Autriche, mais encore par la Russie, l'Angleterre et la Prusse. Le chevalier Labrador s'étant ouvert à ce sujet au prince de Mettçrnich, avec peu de ménagement, ce ministre lui avait répondu « que l'affaire de la

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R Toseane n'était pas un dbjét de négociation , (c mais un sujet de gœrre. »

Le plénipotentiaire du grând-dttc de Toscane, don Neri Corsini, qui, dans toute cette af&ire, se conduisit avec habileté, ayant oppofsé à la oour de Madrid urte fin de hon-recevoir, et de* mandé ménié qu'on rejetât les pouvoirs présentés par le chevalier Labrador, au riom de la reine d'Étriirîe; ce deittier- d'après Tàvis du prince de Talleyraiid, renonça à son attaque sur îaToscane, pour là diriger uniquement sur Parme. Peut-être même ù'eut-il d'autre intention dans l'origine , que de mettre en pratique la maxime, « qu'il i< faut commencer par demander plus, afin d'ob- « tenir moinSi » Mais sa seconde demande ne dévêtit pas avoir pltts de succès qufe la première , parce qu'elfe déplaisait atitant à là cour de Vienne, De chevàlrer Labrador qui dû reste ne manquait pôisfit de talent, était moins pourvu de dextérité.

Lb posHion de la France , dans la contestation présente , étaSt fort délicate. D'uri coté, elle avait promis son apptti à une branche delà maison de Bourbon , qui^ maîtresse dû duché de l^a^inë et ensuite de la Tôscàùe , se trouvait ' sians aucune propriété. D'un autre côté , là Fi^aiice dévrft de grands rtiénagemens à la cou^ dé VieUne qui , par devoir de famille, avait pris en main^fes in-

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