‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 49 sur 180 · LIVRE ONZIÈMK. la · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIÈMK. la

naître des espérances^ Mais lorsqu'il fallut traiter la question de Naple^ avec la cour de Vienne, le prince de Talleyrand rencontra plus d'obstacles. L'intention secrète de l'Autriche , îndépen^ damraent de son alliance avec Murât , paraissait être de séparer Naples de la Sicile. La séparation pouvait avoir lieu , soit dans le cas où Murat resterait à Naples, et Ferdinand en Sicile, soit dans celui où Ferdinand reviendrait à Naples , et où un fils de ce monarque régnerait eu Sicile^ Plusieurs insinuations avaient été faites à ce sujet, à la cour de Palerme, et elles avaient été rejetées. Le prince Léopold de Sicile luimême qui devait être le plus intéressé au succès de ce plan , ne songeant qu'à 1^ gloire de sa maison et à l'intégrité de la monarchie napolitaine, s'y était montré contraire.

Le prince de Talleyrand ayant renouvelé, en faveur de Ferdinand IV, ses pressantes instances auprès du prince de Metternich, celui-ci avait répondu verbalement : « Que l'empereur, « son maître, était lié par des traités avec « le roi Murât; qu'en se déclarant contre lui, « il pourrait en résulter en Italie des mou- « vemens qui augmenteraient les embarras de la « cour de Vienne, et l'obligeraient à y porter ce des troupes dont la présende était nécessaire

ia8 CONGRÈS PE VIErrNE.

<ç sur d*4Utre$ points (i); qu'ainsi il ne fallait « songer à traiter raffaîre de Naples, que lors* a qu'on aurait réglé les objets d'une importance If plus générale 4 tels que l'affaire de Pplogne et « de Saxe. ^

Le prince de Talleyrand se tournant alors du côté du premier plénipotentiaire anglais» lord Gâstlereagbt lui avait adre$sé^le 1 5 décembre^ une nùîe portant : « Que ce serait un objet de reproche, et en méine tems de honte éternelle « si le droit de souveraineté sur un ancien et beau royaume comme celui de Naples, étant contesté, l'Europe réunie en Congrès général en sanctionnait , en quelque sorte, l'usurpation par son silence, et paraissait approuver l'opinion que le droit le plus juste était celui de la force*.,

« Que l'Angleterre n'avait qu'une chose à faire , qui était de déclarer au Congrès qu^clle avait toujours reconnu Ferdinand pour légitime

souverain du royaume de Naples Que la

reconnaissance d'un droit ne renfermait naturellement d'autrç. obligation que celle de ne rien

(i) 1-a cour He Vienne venait de porter ses principales fotces en Moravie, et sur les confins de la Pologne , pance <)u'e]le n'était pas très-rassurée snr l'issue de ses dificnltés avec la Russie, ati sujet de la Pologne , et avec la Prusse, au sujet de la Saxe.

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