‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 70 sur 180 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

Prusse et d'Hanovre déclarèrent unanimement à ce sujet, qu'ils regardaient comme absolument nécessaire pour atteindre le but de la conféçJération, d'insister sur le principe, que les états de la confédération, purement allemands , ne pourraient sans le consentement de la diète, prendre part à aucune guerre^ ni ne pourraient coniracter comme alliance avec les puissances étrangères; que ce n'était que par-là qu'on pourrait atteindre ce but si important et si essentiel pour la tranquillité de l'Allemagne, qui est que, comme un grand corps d'états confédérés , placé entre la France d'un côté, et la Russie de rautre; elle ne pût pas, par les actes des membres qui la composent, se trouver compromise , être enveloppée dans des guerres et privée du bienfait d'une neutralité générale si importante pour l'Europe; enfin voir les Allemands combattre contre les Allemands; ce qui arriverait, si, . par exemple , dans les guerres entre la France et l'Autriche en Italie, un état pouvait se joindï^e à la première de ces puissances, et un autre à la seconde ; qu'il serait impossible de démontrer la possibilité de la durée de la confédération ^ si ce principe , qui dérive de la notion d'une société*, n'iétait pas maintenu ; auU*ement, dans toutes les guerres entre des puissances étrangères, la confédération courrait risque d'être compromise.

l86 CONGRÈS DK VIEUTNE.

Le ministre pléDÎpotentiaire d'Hanovi^ déclara en particulier, i» que , quoique le Hanovre, d après ses rapports avec TAD^eterre, put très» aisément étris requis p^r cetie puissance^ de codt tracter une alliance avec ellfi , il étai^: disposé k renoncer à conclure aucun traité de ce genre j sans le copsentement de la diète , si les autres états all^ipands faisaient de méme^ et otaient par^là auK puissapoe^ étrangères, Ip prétexte de traiter hostilement les états allemands, parce qu'ils auraient donné des secours aux ennemis de ces puissances. »

Les plénipotentiaires d'Autriche et de Prusse ne pensaient pas non plus qu'il pût résulter de là un pi^judiee véritable pour quelque état atr tendu, suivant eux, que i^ dans le cas d'une défense nécessaire , on n'avait point en vue de restreindre le droit qu'a un ét£|t 4c réunir ses troupes pour conserver la neutralité de son pays, ou dans des eirconstances pressantes, de prendre tous les moyens de défense pour protéger ses prc^res états contre une invasion éti*angère; aP Que dans tous les cas où tin état de la confédération serait menaeé hostilement par une puissance étrangère , la confédération devrait être tenue de prendre la dié&nse de cet état, ^t qu'on consentait a ce que cette obligation fut énoncée de la manière la plu» expresse dans l'acte fédér

Page 1