LIVRE DOUZièMH. igS
strée ; ^ais que , du resté , la Bavière , à raison de sa position, pouvait obtenir, par des alliances avec telle autre puissance, les mêmes avantages que par Tacte fédératif, sans être obligée de faire les mêmes sacrifices. Le prince de Metternich répliqua que la Bavière ne devait pas oublier l'avantage éminent qui résulterait pour elle, de ràfiermissement de la tranquillité de l'Allemagne; tranquillité que l'on ne pouvait cAtenir, que lorsque l'Allemagne se présenterait comme un état fort par son unité, et capable de protéger les confédérés.
Il fut décidé à l'unanimité qu'il serait établi Âeu£C chambres ; et que les princes qui possédaient , tant p^r eux que par les diverses branches de leurs familles, une population de cent mille âmes seraient admis avec vote viril dans le conseil des princes, et qu'il serait accordé un vote curial aux villes libres, notamment aux anséatiques, telles que Hambourg, Lubeck et Brème. Mats, dans la séance' du 29 octobre, le plénipotentiaire bavarois , Wrède , annonça : « Que sa cour se réservait de faire une déclaration touchant la reconnaissance de la liberté de ces villes, et qu'il attendait qu'une notification officielle de leur liberté lui fut faite, non -seulement de la part cle ces villes , mais aussi de la part de l'une des puissances alliées qui l'aurait reconnue. » Le plé-
nîpoteiitiaire prussien, Huirtboldt,. observa que Fétat dans lequel ces villes avaient été mises par la France), da^sles derniers tems, n'était qu'un état forcé; et que ces villes ayant été précédemment des cités libres, elles étaient, de même que le Brunswick, la Hesse et l'Hanovre, depuis h. cessatfon de l'état de violence, rentrées dans l'état d'indépendance; et que Hambourg et la ligue anséatique avaient pris part à la cause des^ alliés , avant la Bavière.
Le comte de Munster s'en référait aux négociations de Paris de i8i4i dans lesquelles la France avait elle-même reconnu iférativement : « Que toutes les incorporations et dispositions de pays non confirmées par un traité de paix postérieur, devaient être regardées cotnme des usurpations. »
Le plénipotentiaire prince de Wrède répliqua « que tout en admettant le principe que l'état « introduit par la France , eût été une situation a violente ; néanmoins cet état avait été reconnu a par les puissances étrangères et même par la (* Prusse. »
Le prince de Hardenberg , piqué de cette observation qui rappelait d'autres souisenirs, dit: « Que la Prusse avait bien avoué la cession des provinces dénommées dans le traité de paix de Tilsitt; mais qu'il n'en avait. pas été dé même,