LIVRE THT^IZIÈME. atl
de plusieurs grands états d'AUemagne. Celte suspension des délibérations tenait les esprits d'ans la perplexité. * '^ancienne eonstitution ger« manique était aboHe depuis i8o6y et la nbu^ vélle, si on pouvait donner ce nom à celle de la sejrvilç ebnfédération du Bhin, était anéantie depuis ifti 3; il |iy avait donc pluf de lien ré^ giilier eqtre les* diverses fractions de la nation allemande.
Les princes et états du atpond rang protestaient pour le maintien de leurs droits, tandis que, de leur côté, les états médiatisés cherchaient à' rompre les ch^aes que leur avait imposées IVcte abrogé de la confédération du Rhin, et dont quelques souverains voulaient conserver les stipulations utiles à leurs intérêts. Les plénipotentiaires des princes et étals du second rang avaient adressé, le a février i8i5 , aux plénipotentiaires autrichiens et prussiens, une note dans laquelle ils demandaient « que le Congrès alienmnd^ composé de tous les memforeis qui devaient former le corps germanique, fût pnHnptement réuni ^ et qu'on y discutât, dans des délibérations et des conclusions libres , les articles de Ip constitution future de l'Allemagne. »
ce On peut regarder, disait la note , comme « une vérité reconnue que le bien général peut « s'opéwr plus sûrement par le concours d'un
Vtli/^ CONGRES DE VIElflTE.
« grand nombre de parties agissant de concert, « et d'après des formes régulières , que par les ff efforts séparés de quelques membres. » Ce principe était susceptible d'être contredit , surtout d'après la jalousie naturelle aux petits états contre les grands , et qui eût pu les porter à former opposition à beaucoup de mesures nécessaires, et à se prévaloir de la majorité des voix; quoique entre puissances ce soient le rang et la suprématie qui l'emportent.
L'expression de Congrès allemand n'était pas exacte; car il n'avait jamais été question de former à Vienne deux congés, l'un pour l'Europe, l'autre pour l'Allemagne. Les princes et états d'Allemagne avaient été invités en masse à envoyer des plénipotentiaires au Congrès de Vienne, non pour y prendre tous séance, mais pour faire valoir leurs prétentions , et régler leurs intérêts par la vqie des négociations.
Cette note des princes du second rang ne laissa pas de faire impression, puisque, le 4 février, les plénipoteptiaires prussiens transmirent au premier plénipotentiaire d'Autriche, une note dans laquelle ils témoignaient le désir qu'on reprit la' discussion de la constitution germanique, en y admettant , par députation , les plénipotentiaires des princes du second rang, attendu que la diversité d opinions avait cessé d'exister. ^