‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 89 sur 180 · LIVRE TREIZIÈME. ' aS · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME. ' aS

cabinet de Pétersbourg est assez éclairé pour sentir que l'acquisition de cette vaste contrée, en supposant même la chose possible, diminue* rait sa puissance en la prolongeant sur un sol qui ne peut lui appartenir sans mêler tous les peuples du Nord et du centre de l'Europe, et renverser toute idée d'équilibre. Le système consacré ne peut pluà périr, parce qu'il est le résultat de l'expérience des derniers temps et du perfectionnement des idées politiques. Il a pour défenseurs les principales puissances qui , réunies, et en parfaite intelligence pour tout ce qui a trait à la sûreté commune, seront toujours plus fortes qu'une d'entre elles.

L'Angleterre s'intéresse à l'Allemagne, autant pour l'extension de son commerce et ses connexions avec l'Hanovre, que dans des vues d'ordre universel. Les rapports de l'Allemagne avec la majeure partie de l'Europe, sont directs et tellement liés qu'ils sont inséparables. Il n'y a que ceux qu'elle avait précédemment avec la Suède, qui soient presque entièrement annulés depuis la cession que celle-ci a faite de la Poméranie. La nation suédoise paraît ellemême avoir renoncé pour toujours aux invasions qu'elle se permit sous Gustave-Adolphe et Charles XII, à une époque où elle avait sous sa domination plusieurs provinces allemandes. L'Al- II. 17

a58 cowGRis Dt vi«nnk.

lexnagne cesse par. sa nouvelle organisation, d'être uïi vaste camp d'où partaient des essaims de soldat3 volant à la voix d'un prétendu prolecteur, pour égorger leurs^ frères sans griefs comme sans fruit. Les peuples de la Germanie ont abjuré des haines jalouses semées à dessein; et; la nation allemande, redevenue une et indi* visible, sera un des plus solides garans du repos de l'Europe. '

Page 1