LIVRE XIV
SOMMAIRE. -
NégocialioDs au sujet du rétablissement de la cpuronne impé- .riale d'Ailemagne. — Note hanovriçnne. — Note des états du second ordre. — Réclamation des états médiatisés. — Leur dëputation à l'empereur d'Autriche. — Concessions du roi de Prusse aux médiatisés. — Du système représentatif en Allemagne. — Commbsion pour la navigation des fleuves. ^-^ Comité militaire pour l'Allemagne. »- Réclamation du clergé, allemand. — De la liberté de la presse dans ce pays. — Réclamations du duc d'Aremberg, de la maison d'Isenbourg , du comte de Bentinck , du prince de la Leyen , et des Français dotés en Allemagne , etc.
Xja cour de Vienne, fidèle à l'obligatiou de protéger l'AUennagne , l'avait défendue de toute sa puissance dans les guerres des XVIV et XVlir siècles. Il est vrai que c'était pour elle un devoir; mais il est honorable à un état de première classe, de remplir fidèlement des capitulations dont des vues d'intérêt particulier aii-
a6o CONGRÈS DK VIENNE.
raient pu tenter de la détourner. Depuis un demi -siècle, l'Autriche souvent Iraversée et plus souvent mal secondée, avait été amenée par rivalité et la défection de quelques états de l'empire , à ne plus regarder la couronne impériale germanique, que Comme une décoration onéreuse qui la détournant des soins dus à ses propres sujets, la jetait fréquemment dans des guerres dont elle supportait toutes les chances. L'empereur François I, peu épris de ce qui n'est qu'honorifique, n'avait mis aucun obstacle à l'article 6 du traité de Paris, qui, en proclamant une constitution fédérative pour l'Allemagne , semblait interdire le rétablissement de la dignité impériale. Mais le sentiment de la gloire germanique, non moins que cehii d'une reconnaissance juste quoique tardive , faisaient désirer presque unanimement aux princes et élats du second ordre, de voir le sceptre d'Othon-le-Grand et de Charles-Quint, replacé dans les mains de l'empereur d'Autriche. On se rappelle que l'expression de ce vœu avait été clairement consignée dans la note du 1 6 novembre , adressée aux plénipotentiaires des principales puissances d'Allemagne, et particulièrement à celui d'Hanovre, le comte de Munster. Ce dernier disposé à soutenir les vues raisonnables et patriotiques, avait répondu à la note des princes