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du second rang « qu'il partageait la conviction que le plus sûr moyen de réunir fortenyent entre eux, tous les états allemands, était de conserver comme base, l'ancienne constitution germanique, en profitant de l'expérience des malheurs des derniers tems...;
« Que S. A. R. le prince - régent avait agréé entièrement cette pensée sur laquelle il avait même réglé les instructions qu'il avait donné concernant les affaires d'Allemagne;
« Que le projet d'y rétablir la dignité impériale, pouvait être d'autant mieux suivi de la part de l'Hanovre , que S. M. le roi de la Grande- Bretagne, en qualité d'électeur du saint-empire romain, n'avait jamais voulu reconnaître comme valide, l'abolition de l'ancienne constitution germanique;,
«Que, s'appuyant sur ces bases , il avait, comme ministre d'Hanovre, employé, par ordre de sa cour, tous les moyens de persuasion pour engager l'Autriche à reprendre la couronne impériale: mais, que de grandes difficultés avaient rendu ces efforts inutiles; et qtje l'Autriche s'était déclarée si formellement à cet égard, qu'enfin il avait été réglé, par le traité de Paris, que les états indépendans de l'Allemagne devaient être réunis par un lien fédératif ;
« Que la Grande-Bretagne et l'Hanovre avaient
aÔa cojNGRès pe vijswwe.
accédé à ce traité; et que, quoique Topinion et le vœu du priiice-régent fussent toujpurs invariables sur ce point ; néanmoins cette affaire ne pouvait être décidée que par un libre accord entre les parties intéressées, et n'était plus susceptible d'être présentée par son ministre contra* dictoirement à des négociations fondées sur un système fédératif ;
«Qu'il aurait bien volontiers cherché à appuyer le vœu pour le rétablissement de la couronne impériale, s'il avait eu à sa disposition des moyens propres à en faire espérer l'accomplissement; et que c'était par cette considéra-? tion, que sur la première proposition qUi lui en avait été faite par le plénipotentiaire du duc dp Brunswick, il avait exprimé le désir d'être instruit non seulement des droits que l'on avait Fin* tention d'annexer à la dignité impériale; mais^ aussi des moyens que l'on voudrait et pourrait confier au futur empereur pour le mettre en état d'agir avec vigueur; mais que la. réponse qui lui avait été faite, gardait le silence à ce sujet;
« Que le faible pouvoir dont l'empereur d'Allemagne était investi dans ces derniers tems, ne pourrait être relevé qu'en lui confiant une force militaire, comme serait celle d^une armée d'empire permanente; qu'il paraissait que,
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sans une mesure de cette nature, l'Autrichp ne se chargerait pas volontiers d'une dignité sans réalité et sans influence; mais que, dW autre côté, la concession de pareilles forces éprouverait peut-être de grandes difficultés par rapport aux vues dés grandes cours d'Allemagne, et de quelques puissances d'&irope, etc. »
On voit qu'on n'avait pas tardé à sentir ie prix de l'ancien patronage autrichien, et le besoin de revenir au système impérial ou d'unité, coôime leplus capable de consolider en Allema* gne, la forceet l'autorité publiques; mais l'empereur d'Autriche qur n'attendait point son illustration, ni sa puissance^ d'une dignité source de. fréquentes oppositions, paraissait peu disposé à l'accepter, à moins qu'on ne la revêtit d'un pouvoir suffisant pour l'exercer avec fruit pouf l'Allemagne elle-même.
En réplique à cette réponse du comte de Munster, les plénipotentiaires des états du second ordre lui avaient remis, le 20 décembre, une nouvelle note dans laquelle ils disaient : « Qu'il parais^ sait que la principale difficulté pour le rétablissement de la dignité impériale, ne consistait pas tatit dans les termes du traité de Paris, que dans les négociations précédentes , en vertu desquelles d'autres puissances avaient considéré cette dignité comme n'existant plus; mais que, quoi-
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qu'ils fussent portés à croire que l'on pouvait avoir abandonùé l'idée du rétablissement de l'empire romain comme incompatible avec la situation générale de l'Europe, et qu'on ne songeât pas à rétablir la dignité impériale devenue indifférente à la cour d'Autriche; mais seule* ment à réunir les états indépendans d'Allemagne par un lien fédératif ; cependant ils ne pouvaient penser qu'on eût pu ou voulu par là, mettre aucun obstacle à l'organisation intérieure de la fédération germanique, et particulièrement à l'existence actuelle d'un chef de cette association revêtu de la dignité impériale ;
« Qu'ils se croyaient d'autant plus autorisés à cette supposition , qu'ils ne pouvaient imaginer qu'aucune des hautes puissances contractantes pût voir avec déplaisir, la formation d'une confédération germanique qui, dans aucun cas, ne j>ouvait prendre une attitude menaçante ; qu'ils pensaient au contraire, que toutes les puissances européennes avaient applaudi, ainsi que la Grande-Bretagne , à la déclaration juste et magnanime que LL. MM. l'empereur de Russie et le roi de Prusse, avaient fait publier par le feld-maréchal prince Kutusoff , dès le i3 de mars i8i3, époque où les armées alliées s'étaient approchées des frontières de l'Allemagne :
çcQue, dans cette proclamation partie du quar-»
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tier-général de Kalisch, les deux monarques avaient annoncé à la nation allemande, le retour de* la liberté et de l'indépendance, et la régénération de Tempire germanique ; que ne pouvant que désirer l'entier anéantissement de l'influence étrangère, ils étaient disposés à prêter une main protectrice à l'ouvrage dont la formation était réservée aux princes et aux peuples de l'Alleniagne; et que, plus les bases et les principes de cet ouvrage seraient modelés d'après l'antique esprit du peuple allemand ; plus l'Allemagne , rajeunie , vigoureuse et unie, pourrait reparaître avec avantage parmi les nations de l'Europe. »
ci IjgL cour de Vienne, disait la note des princes, d'après le patriotisme qui la caractérise, ne pourrait voir qu'ayec satisfaction, un arrangement plus propre qu'aucun autre, à affermir la tranquillité et la concorde en Allemagne. Si, pQur éviter toute apparence d'intérêt personnel dans la grande lutte, et pour écarter toute difficulté, elle n'a voulu faire valoir dans le moment important de la décision, aucune prétention sur le titre d'empereur d'Allemagne ; on pourrait néanmoins regarder comme très-vraisemblable, qu'elle .ne refuserait pas de reprendre la dignité de chef de la fédération germanique^ si cette cour
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pouvait croire qu'elle remptiràit par-là le vœil d'une nation* qu'elle estime sûrement beaucoup; si surtout on lui offrait des conditions telles qu'elle pût soutenir cette dignité avfec honneur et énergie. )i
Les princes et états du second rang, après avoir témoigné qu'ils ne pensaient pas que les négociations qui avaient eu lieu à l'époque de la paix de Paris, fussent un obstacle au rétablissement de la dignité impériale, proposaient comme moyen de la rendre efficace et respectable, qu'on mît à la disposition de l'empereur, une armée composée de contingens fournis par les différens membres de la fédération que l'on tiendrait sur pied , autant qu'il serait nécessaire, dans la paix; armée que l'empereur pourrait employer soit au-dehors, si la patrie était menacée de quelque danger, afin, qu'en attendant la décision "de la diète sur la paix ou la guerre, les mesures de défense ne souffrissent aucun retard ; soit même l'employer dans l'intérieur de l'empire, pour maintenir Tordre par des voies ' légales , et donner aux décrets de la diète et aux décisions des autorités civiles supérieures, la force nécessaire pour leur exécution ; cette disposition de l'armée fédérale pouvant être d''au* tant plus exempte d'abus, que l'acte fédératif en
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réglerait l'usage, et accorderait airx états ptui puissans, le droit d'opposer ^ux abus, le contre* poids nécessaire. La conclusion de la note des princes était que, d'après la théorie et l'histoire, a un grand état fédératif ne pouvait être solide, « sans un chef; et que la réunion de la dignité a impériale à celle de chef de la fédération, « conviendrait mieux à la grandeur et à la €( dignité de la nation allemande ainsi qu'au « vœu général. >>
L'intention et le désir des princes d'Allemagne du second rang, c'esl-à-dire, de ceux qui acotaient le mieux le besoin d'un protecteur, étaient manifestes; mais les dispositions de la Prusse, de la Bavière et du Wurtemberg, étaient à cet égard fort différentes. Les principaux états ne voulaient plus de chef, et penchaient décidé-» ment pour un président; qualité suffisante dans la paix et dans les tems ordinaires, mais inefficace dans les crises où le pouvoir doit être concentré, et se trouver indépendant de l'indiffé- * rence ou de la mauvaise volonté.
Les comtes immédiats de l'empire recevaient rinvestiture.de leurs fiefs et de leurs seigneuries libres^ -des mains de .l'empereur. Ils jouissaient dans leurs terres, des mêmes droits que les premiers .états de l'empire, quoique,, par suite de transactions avec d'autres souve^
rains, ou de conditions imposées lors de l'in^ vestiture, les droits de beaucoup de comtes immédiats eussent été fort réduits; mais plusieurs jouissaient encore de la plénitude de leurs prérogatives, lorsque l'acte de confédération de i8o6 vint les renverser pour enrichir d'autres souverains peu équitables. La faiblesse avait reçu la loi de la force. Les comtes immédiats étaient partagés en quatre bans, qui avaient chacun une voix à la diète de Ratisbonne : ces bans étaient ceux de Vétéravie, de Souabe^ de Franconie et de fFestphalie, Le nombre des familles jouissant des droits de comtes de l'empire s'élevait à une soixantaine , parmi lesquelles on en comptait plusieurs très-considérables par leurs richesses et leurs emplois (i). Telles étaient les maisons de Hohenlohe , de Lœvenstein , de Schwartzemberg, de Furstemberg, de Sintzendorf, de Trauttmansdorff, de Staremberg, delà ïour-ïaxis, de Metternich, de Kaunitz, de Salm , etc.
Les comtes immédiats dont l'existence était liée à la constitution de l'empire germanique, avaient dû succomber avec elle. Un très-petit
(i) Les princes, comtes et états médiatisés possédaient en Allemagne, un territoire de 4^0,000 lieues carrées contenant une population de 1,200,000 âmes.