II
lL^t\ CONGRÈS DE VIENNE.
une échelle équitable, et sous la réserve expresse qu'avant tout , on consacrerait le principe : « Qu'il n'y aurait plus désormais en Allemagne , de souveraineté absolue; qu'à la place du mot supériorité territoriale , on se servirait de celui de souveraineté; souveraineté qui serait limitée par des lois constitutionnelles , subordonnée à la puissance de la confédération, conservée et garantie par un chef et par des états provinciaux et par un tribunal suprême. » Toutefois, les renonciations auxquelles voulait bien se prêter la noblesse médiatisée , étaient encore subordonnées à deux conditions formelles ; la première,quele lien fédéral qui l'attachait aux princes de la confédération du Rhin, serait rompu; la seconde, qu'on lui accorderait quelques voix curiales à la future diète. Les membres de la noblesse médiatisée déclaraient finalement tous les actes exercés envers elle , usurpatoires , une suite de la tyrannie de Napoléon, et pro^ testaient solennellement , tant en leur nom propre, qu'en cielui de leurs desceudans et de leurs sujets, contre ces procédés arbitraires, etc.» Cette protestation était signée par la princesse de Furstemberg et son fils , par les princes de Metternich-Winebourg, de Sinzindorff, de Croy, de Hohenlohe-Bartenstein et ses agnats ; par les princes de Schwartzemberg , de Windisgratz , et