‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 95 sur 180 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

de Solms-Brauiifels , par les comtes de Solms- Laubach , de Bentheim , de Waldbott-Bassenheiiu , de Looz-Gorswaren , d'Œltingen et Wallerstein, de Salm-Reiffersched-Dick , et par le baron de Vrints-Biberich.

La cour de Berlin qui setait déjà montrée favorable à la cause des médiatisés, avait déclaré dans la note remise , le 8 février, par le prince de Hardenberg , au comité des cinq , qu'elle ne pouvait se résoudre à accepter aucun des états médiatisés comme indemnité, ni opprimer ses co- états. Le roi justifia ces sentimens , en. traitant avec générosité , les princes de Sayn- Wittgenstein , de Wied-Runkel , de Wied-Neuwied, et les comtes de Solms et de Bentheim, dont les possessions étaient réunies à la Prusse. Le monarque prussien , outre les avantages, privilèges et honneurs que l'acte fédéral du 8 juin conservait aux médiatisés, ordonna , par un édit du 21 juin, que les souverains hiédiatisés percevraient et emploieraient au bienêtre du pays, les contributions directes qui étaient établies par les lois générales de la monarchie ; que , leurs personnes et leurs familles ainsi que leurs domaines , seraient exempts de toute conlribution foncière et personnelle ; qu'ils pourraient se donner une garde composée d'individus qui auraient satisfait

à la réquisition militaire; et que l'administration intérieure de leur territoire, leur serait exclusivement abandonnée pour l'exercer par leurs, officiers , conformément aux constitutions de la monarchie. Les médiatisés incorporés reçurent avec reconnaissance, les faveurs que leur accordait la Prusse. L'exemple désintéressé donné par cette puissance^ ne fut pas imité par les états (le l'Allemagne méridionale, et particulièrement par Bade , Hesse-Darmstadt et Wurtemberg, qui n'auraient pas dû se piquer de moins d'égards, puisque plusieurs des médiatisés étaient leurs proches parens, et presque leurs égaux.

Les médiatisés du Wurtemberg, voulant accélérer la restitution de leurs droits, avaient conclu à Stuttgard , le 4 décembre , une convention par laquelle ils s'engageaient à réunir leurs efforts pour recouvrer les droits départis par l'ancienne constitution , et arrêtaient de nommer des plénipotentiaires près la diète de Francfort , pour atteindre ce but par la voie des négociations. Cette convention étant parvenue à la connaissance du roi de Wurtemberg , Frédéric I, l'avait irrité au point qu'iLl'avait considérée comme un acte de rébellion. Toutefois, il s'était borné à défendre aux médiatisés de ses états, d'ouvrir des négociations avec les puissances étrangères ; mais le nouveau roi de

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