LIVRE QUATORZIÈME
tion, les états de Ptusse lui avaient envoyé une députatioii pendant son séjour a Vienne, pour solliciter Faccomplissement de ses promesses. Le roi avait répondu qu'il n'avait pas trouvé le plan de constitution qui lui avait été remis, assez développé ; mais que bientôt la commission chargée de ce travail, l'aurait modifié d'après ses intentions. Néanmoins , les événemens survenus en i8i5, ayant encore retardé l'effet des promesses royales , une nouvelle prière lui avait été adressée par ses sujets, pour obtenir la mise en activité de la nouvelle constitution ; alors Frédéric -Guillaume annonça, par une ordonnance donnée en r 8 1 5 , qu'il y aurait dans ses états une représentation nationale , laquelle serait en activité le i^^ janvier 1817. Le vœu des Prussiens pour l'établissement du système représentatif s'est manifesté avec une chaleur qui peut-être a nui à leurs désirs. En Prusse, il y a de l'instruction , beaucoup d'esprit public, et de ce mouvement de pensées qui est propre aux assemblées représentatives; mais l'enthousiasme produit par la guerre de 181 3 et celle de î8i5, avait excité une fermentation qu'on a cru prudent de ne pas augmenter par des innovations (i ).
(1) Le roi de Prusse pour suppléer à la représentatioa
sSo CONGRÈS D£ VIBNNC.
Le prince -régent d'Angleterre se hâta de rétablir avec une extension de droits, les états d'Hanovre, détroits à l'époque de l'invasion des Français.
Le grand -duché de Saxe-Weymar obtint de son souverain une représentation nationale; genre de gouvernement qui convenait à ce petit pays , en retour de la parfaite intelligence qui régnait entre le prince et les sujets , et à cause des lumières répandues parmi les administrés, éclairés par le long séjour qu'ont fait parmi eux, des hommes célèbres dans la littérature et la philosophie.
L'introduction du système de représentation nationale, d'après les formes nouvelles, n'a pas eu lieu en Autriche, soit d'après la diversité des langages, soit parce que les divers pays qui composent l'empire autrichien , tels que la Hongrie, la Bohême, l'Autriche proprement dite, la Styrie, etc., ont des états qui leur tiennent lieu d'assemblées nationales.
Par le traité de Vienne du 3 mai i8i5, entre la Russie , l'Autriche et la Prusse , il était conlrè^u