‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 98 sur 180 · TT · texte numérisé non relu

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nationale, créa en 1817, un grand conseil //Vto?>jî^rmanent, composé des princes du sang, des grands- of&cîers de ]a couronne , des ministres et des chefs des principales administrations. Ce conseil devra discuter les lois nouvelles, et examiner les projets du gouvernement.

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que les provinces polonaises, soumises à leur puissance, auraient une constitution propre. En conséquence, Alexandre érigea en 1816, les provinces polonaises en royaume-uni ^ et leur garantit le vote libre de l'impôt et de toutes les lois par une représentation nationale , la rédaction des lois en langue polonaise, la dotation de la religion catholique en biens-fonds, la tolérance en faveur des juifs, le traitement du clergé luthérien par l'état, l'émancipation des paysans , l'inamovibilité des juges , etc. La parole du monarque a été remplie.

Plusieurs peuples du centre et d'une partie du midi de l'Europe, se sont montrés portés vers la représentation publique, système qui flatte l'artiour- propre des sujets en les égalant presque au souverain. Ce régime aura moins d'inconvénlens en Allemagne, qu'ailleurs, parce que la probité, le calme et le bon sens reconnu des Allemands modifieront ou atténueront les dangereux effets que peut avoir le système représentatif chez des peuples plus ardens ou moins réfléchis. Le Congrès seconda lui-même ces vœuici, en faisant insérer dans l'acte pour la constitution fédérative de l'Allemagne (art, i3) « qu'il y aurait des assemblées d'états dans tous « les pays de la confédération. » Néanmoins , il ne faut pas confondre de telles assemblées

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d'élats formées pour quelques semaines, à des époques quelquefois éloignées, et ne s'occupant que de certains objets déterminés, avec les grandes assemblées publiques délibérant sur toutes sortes de sujets , comme sont celles d'Angleterre , de France, et des Pays-Bas.

Le régime représentatif, adapté à la monarchie, offre Timage du souverain et du peuple se donnant la main , et Confondant leurs lumières et leurs forces; ordre de choses qui peut prévenir quelques actes arbitraires , arrêter les dilapidations et faire adopter des mesures de salut public que le monarque n'oserait pas toujours prendre sur lui d'ordonner. Cette espèce de gouvernement est dans certaines circonstances , le plus fort de tous, parce que la masse de la nation est censée y concourir par une volonté unanime; unanimité dont la puissante impulsion est capable de grandes choses. Mais ce gouvernement a aussi l'inconvénient de provoquer des conflits entre la nation , le souverain et les ministres; bien que ceux-ci, dans les occasions essentielles , n'agissent que par les ordres de leur maître. Le gouvernement représentatif est inquiet et tumidtueux de sa nature; et dans les tems les plus calmes^ on entend un bruissement sourd qui peut lout-àcoup se changer en orage. Les représentations

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