LIVRE Q^J ATORZl^ME
I^ première conférence eut lieu, le 2 de fé* vrier. On avait invité à la seconde qui se tint le 8, les plénipotentiaires dés Pays ** Bas , de Ba« vière, de Bade, de Hesse-Darmstadt et de Nassau. MM. de Dalberg et de Huroboldt présentèrent, chacun de leur côté, un projet d'articles sur la navigation du Rhin. Il fut arrêté qu'on dtscâterslit d'abord le travail du premier. Après avoir admis des principes généraux sur la liberté de la navigation intérieure, sur l'uniformité du système à suivre^ sur les tarifs, les bureaux de perception , les chemins, le droit de re^ lâ€he,ei les douanes; on fit ensuite l'application de ces principes au Rhin et aux rivières qui s'y jettent; et on adopta que, le cas de guerre arrivant, la perception du droit d'octroi continuerait à avoir lien librement , sans qu'il pût y être mis ob« stacle parlesbelligérans. Il fut nommé par le comité germanique , pour la navigation du Mein et duNecker,des commissions secondaires composées des envoyés des états riverains. Les discussions furent conduites avec une disposition sincère à s'éclairer. On entendit toutes les personnes qui pouvaient donner des renseignemens utiles; et en particulier, le député de Mayenee, M. de Mappes, qui vint accompagné de MM. Hadamar, Danz, députés de Francfort, et de M. Lichhoff, ancien directeur général de l'octroi
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du Rhin. Les plénipotentiaires des Pays-Bas et de Hesse-Darrastadt , les barons de van Spaën et Turckeim, fournirent des mémoires lumineux. Le pléni potentiaire prussien Humbold t se signala particulièrement par le mérite et l'étendue de ses travaux. Après avoir fait, dans la séance du 3 mars, Texamen critique de la convention du 5 jaoût 1 8o4, entre la France et l'électeur-archi-chancelier, il déclara dans la conférence du i4 mars, que son gouvernemeut adoptait pour la Moselle et la Meuse , les mêmes principes que ceux admis pour la navigation du Rhin, en ce qui concernait le tarif, l'établissement des bureaux et la part proportionnelle dans la perception des droits ; mais il rejetait ce qui était relatif à la <;otnmission centrale de navigation. Dans la conférence du i6 mars, ce ministre fit adopter les articles sur la navigation du Mein et du Necker, comme sur celle de la Meuse et de l'Escaut.
Ce qui regardait la conversion du port militaire d'Anvers en port commerçant, ayant été renvoyé à la commission de la navigation, lord Clancarty fil à ce sujet, un rapport portant en résumé , que les gouvernemens d'Angleterre et des Pays-Bas seraient invités à nommer des commissaires qui , réunis dans la ville d'Anvers, détermineraient de concert les ouvrages à con-