‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 124 sur 214 · LIVRE SRIZI>.ME · texte numérisé non relu

LIVRE SRIZI>.ME

« gie : l'oppression et rhumiiiation du peuple a français sont hors de leur pouvoir. Sils entrent « en France^ ils j trouveront leur tombeau* Sol- « dats , at^ec de la constance , la victoire est à « nous. »

Bonaparte passe la Sanibre avec ia5,ooo hommes et 35o bouches à feu ; et se porte inopinément sur le maréchal Blucher qui a bientôt tiré ses troupes de leurs cantounemens. Une bataille des plus animées s'engage, le 1 6 juin, entre Saint- Amand et Ligny. Les Prussiens ont le dessous , mais se retirent en bon ordre à une lieue de Ligny. Le duc de Wellington n'a pas plus tôt appris la reprise des armes, qu'il fait occuper par une forte division, le poste des Quatre- Bras ^ entre Bruxelles et Charleroi. Le maréchal Ney s'efforce vainement d'enlever cette position où il perd 4iOoo hommes. Wellington vient camper le 1 7 à Waterloo , avec 5ojOoo hommes , dont 35,ooo seulement étaient anglais ; le reste était belge et allemand. Bonaparte est devant lui avec 75,000 hommes; et se vante « que sur quatre- « vingts-dix chances^ il en a quatre-vingts pour lui. Un de ses plus ardens souhaits était de se mesurer avec un guerrier qui lui avait porté en Portugal et en Espagne , des coups si hinestes , et qui par sa gloire militaire, avait éclipsé celle de ses plus habiles généraux vaincus tour à tour. Pour

35o COIfGRÈS DE VIENNE.

Wellington, il avait à soutenir une immense renommée , et à remplir la mission héroïque que lui avait confiée l'Europe. La situation de Bonaparte était plus avantageuse que la sienne, tant à cause du nombre des troupes, que parce qu'il avait eu le choix des positions : il était maître d'accepter ou de refuser le combat , tandis que Wellington était obligé d'obéir à ses combinaisons , et de subir toute 1» violence de l'attaque. Depuis long-tems, d'aussi grands destins n'avaient été en présence. Il s'agissait du sort de la France et de l'Europe.

Bonaparte n'hésite pas à engager l'action , dans la confiance qu'il exterminera l'armée anglaise. Le 1 8 juin, à dix heures du matin^ il ordonne les premières charges, qu'il fait répéter avec un acharnement sans pareil, pendant huit heures consécutives. Toutes les armes, infanterie, cavalerie, cuirassiers et la garde impériale, déploient une valeur qui se réduit à enlever quelques postes que l'ennemi reprend. L'issue de cette scène de carnage était epcore indécise , lorsque , sur les six heures et demie du soir, troi^ fortes divisions prussiennes précédées par des tourbillons de feu et de poussière apparaissent. A leur vue, Bonaparte pltlit, et s'écrie : « Tout est perdu ! » La ligne française est enfoncée; Bonaparte ordonne la retraite, et veut la faire couvrir par quatre bataillons de la vieille

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