II
des représentans à se rallier autour de Féten- «dard tricolore , et à déclarer « que l'indépendance de la nation est en péril ; que les chambres se constituent en permanence, et que toute tentative pour les dissoudre, sera considérée comme crime de haute trahison; que les troupes ont bien mérité de la patrie ; que la garde nationale sera rassemblée, et que les ministres seront mandés à Tinstant pour rendre compte de la situation de la chose publique. »
Toutes ces propositions sont adoptées , à Texception de celle concernant la garde nationale , qui fut regardée comme pouvant être un instrument dangereux dans les mains de son ancien commandant. Regnault, dit de Saint- Jean-d'An* gelijWin des courtisans de Bonaparte, ayant tenté de tromper la chambre par un faux récit de la bataille de Waterloo , les cris de tous les membres de rassemblée lui ferment la bouche. Les ministres arrivent : vivement interpellés, ils sont forcés de dire la vérité tout entière ; mais ils cherchent à rassurer, en annonçant que Bona* parte vient de nommer trois d'entre eux , Caulaincourt^ Carnot et Fouché, pour négocier de la paix avec les alliés. On observe que Bonaparte étant proscrit par les puissances étrangères, ne peut traiter de la paix , et que sa seule intervention y met un obstacle invincible. Lucien