‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 127 sur 214 · LIVRE SC]ZI^.ME · texte numérisé non relu

LIVRE SC]ZI^.ME

Bonaparle prend la parole en faveur de son frère; et, après avoir parlé de sa gloire, il in* Yoque les anciens sermens. On lui répond que les sacrifices de plusieurs millions d'hommes immolés à l'ambition de Bonaparte, attestent assez la fidélité aux sermens. L'abdication parait une mesure commandée par la nécessité; et les opinions sont déjà d'accord sur ce point. L'assemblée nomme un comité de cinq membres, pour se concerter avec les ministres. De , son côté, la chambre des pairs adopte les trois premières résolutions de la chambre des représentans, et crée un comité de salut public.

Bonaparte est placé entre des résolutions également critiques ; celle de dissoudre les deux chambres par un coup d'état; et ce parti lui était conseillé par son frère. La seconde résolution était de remettre aux deux chambres, l'autorité publique, et le soin de négocier directement avec les alliés. La troisième était d'abdiquer en faveur de son fils. Pour Bonaparte , il était enclin à s'emparer du pouvoir dictatorial ; mais il lui fallait l'appui de la force armée. Le ministre de la guerre, Davoust, qu'il consulte, refuse de le seconder.

Dans la nuit du ai , un conseil est convoqué à l'Élysée-Bourbon : il est composé des ministres ,

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des présidens et de quatre membres de chaqcfe chambre, ainsi que de plusieurs conseillers d'élat. Bonaparte expose la situation des choses avec une sincérité qui n'avait plus de mérite, parce que les voiles étaient entièrenœnt tombés. Regnault propose de lever urie armée de héros pour maintenir l'hoiineur de la France, et mettre Bonaparte en état de traiter personnellement de la paix. La Fayette répond que les alliés ayant, dès le principe de la nouvelle rupture , exprimé le sacrifice qu'ils exigeaient des Français ; il n'était pas présumable qu'après la victoire qu'ils venaient de remporter, ils renonçassent à leuF décision qui était l'expulsion de Bonaparte , lequel devait trouver dans son dévouement, l'expédient unique qui pût préserver la France des maux qiii allaient fondre sur eUe.

Maret, quoique d'un caractère circonspect, en sortdan&ce moment critique, et ose pi?oposec contre les royaKstes et les anti-bonapartistes, des mesures violentes qui rappelaient les rigueurs et l'oppression des premiers tems de la révolution. Ce conseiller est couvert de huées, parce que son langage ne parut que celui d'une servilité peu propre à intimider la fierté de phisieurs des membres présens; Benjamin CoosCant et Lanjuinais parlent dauts le sens de La Fayette.

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