LIVRE SEIZIÀMIt
gratmîtenient que cette oaodtfcfttion avait été adoptée par les autres cours, comme si les déclarations les plus authenitiques n'eussent pas démenti celle indtaction.
Quant à l'intégrité du ferriioire, les instruc* tions observaient qu'elle ne pouvait être mena** «ée , puisque la guerre nr'avait été déclarée qu'à Bonaparte seul; et qu'il importait à l'équilibre <le l'Europe, que la fVance conservât au moins les limites que le traité de Paris lui avait assignées. La sàdrelé et l'inviolabiUté de Bonaparte hors du territoire français , devaient être fopmellement stipulées par les plénipotentiaires. Les instructions tracées avec un^ conBânce qui tenait à de l'aveuglement , s'exprimaient ainsi à l'égard des souveraias alliés :
a IndépeiKlamment des considérations gêné* « raies que MM. les plénipotentiaires auront à a Élire valoiir envers les souverains alliés^ indis*- « tinctement ^Ms jugeiiônt d'etix:-<mémes^ la diver* « site des vaisonnemens dent ils auront à faire (c usage séparéâneut aup&ès, des divers cabinets; a Les intérêts de l'Angleterre, de: l'Auliriche, « de la Russie el de la Prusse, n'étant pas tes tf mêmes; c'est sous des poînlis de vue difféa rens qu'il conviendra de faire «avisager à « chacuit de ces cabinets , les avantages que u peut leur présenter respectivement le nouvel
« ordre de choses qui vient de s'établir en « France. Toutes les puissances y trouveront la <K garantie de la conservation de ce qu'elles pos* « sèdent, soit en territoire, soit en influence. Avec « ces avantages généraux , quelques puissances « doivent rencontrer encore des avantages parti- « culiers. L'Autriche pourrait bien ne pas voir avec « plaisir^ le rétablissement sur le trône de France . « d'une branche de la dynastie des Bourbons , (c tandis qu'une autre branche de la même maici son remonte sur le trône de Naples. A cette «circonstance qui tient à la politique du cabinet rc autrichien , il se peut que l'affection de faa mille vienne donner quelque appuî : il se peut « que la tendresse de S. M. l'empereur d'Aucc triche pour son petit-fils, le porte à ne pas « l'enlever aux grandes destinées qui lui sont « offertes : il se peut que le cabinet autrichien « aperçoive dans ce lien de parenté, un moyen «c de fortifier la cause de la nation française ; et, tf qu'effrayé de l'agrandissement de la Russie et (c de la Prusse dont l'alliance lui pèse sans doute, (t il saisisse l'occasion d'un rapprochement utile « avec la France , pour avoir en elle au besoin , « un puissant auxiliaire contre ces deux gou- « vernemens.
ce D'autres raisons se présenteraient pour « ramener vers nous le cabinet de Pétersbourg.